Alger - Revue de Presse

Remaniement ministériel : Indifférence dans les rues d'Alger



En parcourant les rues et les boulevards d'Alger, les propos de la majorité des citoyens rencontrés se sont focalisés sur le résultat du match amical qui a opposé l'équipe nationale algérienne à son homologue irlandaise niant ou faisant semblant de nier les changements effectués au niveau du gouvernement. Certains citoyens questionnés à ce sujet se sont montrés complètement désintéressés, d'autres par contre, accueillent ce remaniement avec une certaine suspicion.Pourquoi l'annonce de ce changement a coïncidé avec le déroulement du match de l'équipe nationale ' Intervenant à deux semaines du grand rendez-vous de la compétition sportive la plus convoitée, vise-t-elle à calmer les esprits et à camoufler le malaise qui ronge l'équipe nationale, se demandent certains jeunes chômeurs désenchantés du jeu de la sélection de Saâdane ' Adossés au mur attendant l'arrivée du bus au niveau de la rue Hassiba Ben Bouali, trois jeunes, dont l'âge varie entre 20 et 25 ans, avouent qu'ils n'attendent rien de ce changement dont ils ignorent à la fois le contenu et les objectifs.Ils ont tout de même insisté sur les remaniements qui ne cessent de s'effectuer au niveau de la sélection algérienne de football, qui, selon eux, ne reflète que le désarroi de l'entraîneur. « Après ce que nous avons vu hier, nous n'attendons pas grand-chose de cette équipe qui aura à faire face à une grosse pointure du football mondial, l'équipe anglaise », a regretté Karim, un jeune chômeur de 23 ans qui n'a pas manqué d'évoquer sa fierté quant à la qualification de l'équipe nationale à la Coupe du monde. Par ailleurs, les citoyens qui semblaient suivre l'actualité politique ont axé leurs commentaires sur la conjoncture caractérisant la scène politique algérienne, les ministres touchés par ce changement et la création d'un nouveau poste, à savoir celui de vice-Premier ministre, auquel est nommé le désormais ex-ministre de l'Intérieur, Nourredine Yazid Zerhouni. Deux étudiants rencontrés à l'entrée de la faculté d'Alger ont soulevé également l'absence d'un ministère de l'Economie permettant l'interconnexion des ministères ayant un lien au secteur.« Le retard accusé dans le secteur de l'économie est dû à l'absence d'un ministère qui englobe tous les dossiers relatifs à ce secteur », a soutenu Mohamed, étudiant en sciences politiques qui suit de très près l'actualité politique, suggérant à cet effet, le jumelage entre le ministère de l'Industrie, de la Petite et Moyenne entreprise et celui de l'Energie et des Mines qui, selon lui, permet la synergie entre le secteur de l'industrie et celui des ressources énergétiques et minières. « La création du ministère de l'Economie pourrait permettre la relance effective de l'économie nationale, la création d'un climat favorable pour l'investissement et la meilleure gestion des ressources énergiques », a souligné cet étudiant estimant que le changement ne sert à rien s'il n'est pas accompagné d'une volonté réelle de relancer l'économie algérienne.Son ami, qui semblait au départ désintéressé, a fait remarquer que « la seule surprise dans l'Exécutif est le départ de Chakib Khelil qui était inattendu. Ce départ s'explique peut-être par la gestion de la crise de Sonatrach », estime-t-il, avant d'ajouter que la nomination de Zerhouni au nouveau poste de vice-Premier ministre est une sorte de promotion.Bien qu'il ignore jusque-là quelles seront ses prérogatives, notre interlocuteur voit en la création de ce poste une façon de renforcer le contrôle sur le Premier ministre. Quant au maintien de Benbouzid, notre interlocuteur assène : « Je ne vois en cette décision que la volonté de ruiner le secteur de l'Education. »
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