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Relations algéro-françaises Un nouvel élan impulsé à la coopération bilatérale



Relations algéro-françaises Un nouvel élan impulsé à la coopération bilatérale
Au moins 50 grandes entreprises françaises ont répondu présent à ce rendez-vous économique incontournable pour les acteurs des économies algérienne et française.
Contrairement au précédent, le deuxième Forum franco-algérien qui s'est tenu les 28 et 29 mai à Alger, s'est voulu une rencontre de qualité et non pas de nombre, selon Alain Boutebel, directeur d'Ubifrance. "La sélection des 50 entreprises est faite selon les besoins et le choix des entreprises qui sont porteuses de projets sérieux et réalisables", précise-t-il. Lors de ce Forum, la France a affiché, à travers sa ministre du Commerce extérieur, sa volonté de coopération.
Lors de l'ouverture du forum, Chérif Rahmani et Nicole Bricq ont appelé les opérateurs français et algériens à saisir l'opportunité des investissements qui vont dans l'intérêt mutuel des deux pays. La ministre française du Commerce extérieur, Nicole Bricq a déclaré que l'Algérie "doit redevenir une destination naturelle des entreprises françaises". "Chaque année, 1 000 entreprises françaises se positionnent sur le marché algérien. L'Algérie doit redevenir, je le proclame haut et fort, une destination naturelle des entreprises françaises", a souligné Mme Bricq. "L'Algérie n'est pas un marché, elle ne peut pas être qu'un marché, c'est un partenaire", a ajouté Mme Bricq qui a précisé que le partenariat supposait "une relation d'égalité entre partenaires". En 2012, l'Algérie a été le premier partenaire de la France sur le continent africain avec plus de 10 milliards d'euros d'échanges, selon la ministre. "Hors hydrocarbures, la France est le premier investisseur et entend garder cette place avec plus de 40 000 emplois directs, 100 000 emplois indirects", a rappelé Mme Bricq. Cela d'autant que la France n'est pas seule à convoiter le marché algérien. Une cinquantaine d'entreprises françaises, fait-elle savoir, sont sélectionnées pour la réalisation de projets touchant cinq secteurs industriels, la pharmaceutique et l'automobile notamment. Confrontée à une concurrence notamment chinoise et turque, la ministre française, consciente que le marché algérien n'est plus une chasse gardée, ajoute que "la partie française ambitionne d'étendre le concept de partenariat vers d'autres secteurs, du bâtiment et de la construction notamment. Des concurrents nous ont précédés dans ce domaine et nous comptons nous y investir à notre tour". Pour elle, il est invraisemblable que la France et ses entreprises ne soient pas mobilisées dans ce secteur.
Nouveau code des investissements
Le ministre algérien de l'Industrie Cherif Rahmani a estimé pour sa part qu'il ne fallait "plus considérer les pays du Sud comme des distributeurs agréés ou un showroom". Jugeant le volume d'investissement français modeste par rapport aux opportunités, le ministre de l'Industrie a estimé que "l'entreprise française est donc appelée à oser, à prendre des risques et à gagner". D'autant plus, soutient-il, que 52% de nos entreprises sont pour le partenariat et le transfert technologique. Concernant les mesures à même d'inciter les entreprises étrangères à venir s'installer et investir en Algérie, M. Rahmani a voulu rassurer les partenaires français en annonçant que son département a préparé un nouveau code des investissements qui sera prochainement soumis au gouvernement. Selon lui, l'esprit de ce nouveau code sera principalement orienté vers les mesures à même de "privilégier l'acte d'investir". Le ministre a refusé de fournir des détails sur les nouveautés apportées à la future loi, notamment concernant la règle des 51/49% régissant les investissements étrangers en Algérie. "Je n'ai pas pour habitude de parler du contenu d'un projet de loi avant qu'il ne soit présenté au gouvernement", a répondu M. Rahmani lors du point de presse qu'il a animé conjointement avec Mme Bricq. Le ministre s'est contenté de dire que le projet de loi en question va "lubrifier la machine des affaires en Algérie".
Mise en place d'un comité de suivi
Un comité de suivi des opérations de ce partenariat dénommé Comefa, a été créé par le ministère de l'Industrie et le ministère français du Commerce extérieur, afin de faire une évaluation périodique par rapports aux réalisations, tout en intervenant pour le déblocage des situations qui pourraient subvenir entre les différents protagonistes économiques. "Le rôle de ce comité consiste en la définition de la stratégie de partenariat et en l'esquisse d'une plateforme des technologies à mettre en place. Mais il doit aussi accompagner les entreprises pour éviter les contentieux et faire un travail d'évaluation des partenariats", a indiqué Chérif Rahmani, ministre de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement, à l'occasion du 2e Forum algéro-français.
Les contentieux ont été réglés
A propos des "contentieux" entre les deux pays, Chérif Rahmani a indiqué qu'il n'en reste que des résidus. Pour sa part, la ministre française a assuré que les deux parties ont réussi à les dépasser pour aboutir à un partenariat gagnant-gagnant. "Il est vrai, qu'à un moment donné, nos projets communs ont connu une période de troubles. Mais ce n'est plus le cas aujourd'hui. Des contentieux, il y en a eu et il y en aura certainement. C'est le lot des affaires. Mais le plus important, c'est d'arriver à des compromis en levant, progressivement, les blocages administratifs", dit-elle en signalant que la France compte demeurer le premier partenaire de l'Algérie sur le continent, en touchant le plus de secteurs possible.
Renault ; la première voiture fabriquée en Algérie en novembre 2014
La réalisation du projet de l'usine Renault prévue à Oran avance dans le respect du calendrier établi à cet effet. "L'avancement du projet se déroule selon le calendrier prévu", a déclaré M. Bernard Sonilhac, P-DG de Renault-Algérie Production, au cours d'un atelier consacré à l'industrie automobile dans le cadre du Forum de partenariat algéro-français.
Le même responsable a ajouté que la SNVI est en train de préparer le site et le bâtiment et ces travaux prendront fin "dans quelques semaines", ajoutant qu'à partir de septembre prochain, il y aura une extension du bâtiment "afin d'installer le process dans cette usine".
Sonilhac a évoqué la possibilité de parvenir à la production de 25 000 voitures en 2015 et de monter en cadence progressivement pour conquérir les marchés étrangers.
S'adressant à ses futurs sous-traitants partenaires, M. Souilhac dira que l'entreprise insiste beaucoup sur deux principes majeurs, à savoir la qualité et les délais de réalisation. S'adapter à la fabrication à grande cadence constitue aussi une condition pour la réussite d'un bon partenariat, a-t-il ajouté.
Le P-DG Renault-Algérie Production a indiqué que ses équipes ont rendu visite à plus de 40 sociétés algériennes spécialisées dans la sous-traitance alors que d'autres missions vont suivre à partir de juin prochain, pour évaluer la qualité des offres. L'ambition de Renault-Algérie Production est de sortir la première voiture de l'usine de Tlélat, le 20 novembre 2014.
S. S.
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