
Le Premier ministre français arrive aujourd'hui à Alger où il a prévu de séjourner jusqu'à jeudi pour y débattre d'un certain nombre de sujets qui tiennent à cœur aux deux parties. Cette visite vient surtout marquer la fin d'une période de grande tension qui a caractérisé les relations franco-algériennes suite au geste scandaleux de Manuel Valls.Abla Chérif - Alger (Le Soir) - Le prédécesseur de Bernard Caseneuve avait, on s'en souvient, teweeté sur son compte personnel une photo du Président Bouteflika dans lequel ce dernier paraissait sous son plus mauvais jour ce qui avait choqué les esprits et alimenté une polémique à n'en plus finir autour de l'état de santé du dirigeant algérien.Cette situation avait jeté un grand froid entre les deux capitales. Piqué dans son amour-propre, Alger avait réagi très sévèrement en mettant en veille y compris des dossiers commerciaux de grand intérêt.Des démarches diplomatiques consistant notamment en l'envoi d'émissaires français connus pour l'amitié qu'ils partagent avec l'Algérie ont contribué, bien des semaines plus tard, à redresser la barre. L'arrivée de Caseneuve intervient dans ce contexte de dégel.L'annonce de sa visite, initialement programmée pour les 30 et 31 mars dernier, a tout d'abord soulevé un certain nombre d'interrogations liées aux objectifs attendus du déplacement effectué par un Premier ministre sortant.Le changement de date intervenu a d'ailleurs été expliqué par la partie française par la tenue du dernier Conseil des ministres sous le régime de François Hollande.«Pour les Français, l'Algérie, c'est important», commente un diplomate bien informé des affaires courantes. «La réunion de la grande commission mixte algéro-française était prévue de longue date, et il n'était pas question de remettre à plus tard une échéance d'intérêt commun.«Ce sera aussi, poursuit notre source, l'occasion de débattre d'un certain nombre de sujets d'intérêts communs. Les Français savent parfaitement que l'Algérie est un pays incontournable dans plusieurs domaines, et nous sommes, de notre côté, à la recherche de plus d'investissements qui nous permettront de sortir de la dépendance des hydrocarbures et des importations.»Les responsables algériens, il faut le dire, sont également à la recherche du moyen de mettre en place un nouveau système consistant à transformer les parts des détenteurs de marché en parts d'investissements.D'autre part, il est supposé que le sujet lié à l'affaire Peugeot soit également abordé compte tenu de l'empressement français à finaliser le projet mis sous le coude par Bouchouareb pour des raisons jamais dévoilées.Les lectures faites imputent la lenteur du processus au froid ayant caractérisé les relations bilatérales ces derniers mois. Il y a quelques jours encore, le vice-président du groupe Peugeot a déclaré à ce sujet que son groupe avait pris en compte les «demandes légitimes du gouvernement algérien qui souhaite industrialiser leur pays, bénéficier des transferts de technologies et favoriser l'emploi local, nous attendons leur décision».Toutes ces questions seront probablement éclaircies lors de la conférence de presse qu'a prévu d'animer Bernard Caseneuve ce jeudi au Palais du gouvernement.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A C
Source : www.lesoirdalgerie.com