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RELATIONS ALGERO-EGYPTIENNES À la recherche de nouvelles articulations



Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Mohamed Kamel Amr, est attendu ce dimanche matin à Alger pour une visite de travail de trois jours. Le chef de la diplomatie égyptienne et son homologue algérien Mourad Medelci auront à examiner de nouveaux supports d'articulation à la relation bilatérale, maintenant que l'Egypte s'est affranchie du régime Moubarak.
La vague de froid qui s'était abattue sur la relation algéro-égyptienne, conséquence d'une rivalité sportive par trop excessive, a connu son reflux, depuis bien avant les grondements d'une jeunesse survoltée place Tahrir. La conciliation entre Alger et le Caire a eu lieu pendant que Hosni Moubarak trônait encore, pharaonique, sur l'Egypte. Si ni l'une ni l'autre des deux capitales n'était désireuse de maintenir envenimées leurs relations, la retrouvaille diplomatique manquait cependant de chaleur. Après le caillassage au Caire du bus transportant l'équipe nationale algérienne de football et les attaques peu amènes des télévisions satellitaires égyptiennes contre l'Algérie, les liens de fraternité dont les deux pays se targuaient jusque-là sont apparus des plus ténus. Aussi, c'est sur de nouveaux paradigmes diplomatiques qu'allaient être assis les rapports et la coopération entre les deux pays. Ce à quoi incite au demeurant la nouvelle donne régionale, faite de soulèvements populaires, de renversements de régimes et de révolutions abouties, comme c'est précisément le cas en Egypte. La réalité égyptienne étant tout autre, aujourd'hui que Moubarak est chassé du pouvoir, la relation avec l'Algérie doit être nécessairement configurée à l'aune de ce changement. C'est justement à quoi s'attelleront durant trois jours les ministres des Affaires étrangères des deux pays. Mais au-delà de la recherche d'une nouvelle approche pour la coopération bilatérale, les deux diplomates sont appelés à définir des réponses communes à des problématiques régionales les y interpellant. Notamment les situations aux frontières des deux pays avec la Libye. L'Algérie, tout comme l'Egypte se préoccupent de la prolifération des armes en Libye suite à l'insurrection armée qui a fini par déchoir Al Kadhafi et son régime. Ils se préoccupent également d'Al Qaïda qui tente de profiter de la situation en Libye pour se refaire une santé militaire. Et au-delà, les deux ministres des Affaires étrangères passeront en revue les développements en cours sur la scène arabe.
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