
Dans un entretien accordé au journal électronique Tout sur l'Algérie (TSA), l'ambassadeur américain en Algérie, Henry S. Enshern, est revenu sur l'actualité politique algérienne et la position de Etats-Unis vis-à-vis des dernière présidentielles, notamment les résultats annonçant la victoire du président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Ainsi, concernant la raison pour laquelle Barack Obama n'a pas félicité Bouteflika pour sa réélection pour un quatrième mandat, l'ambassadeur a indiqué que le gouvernement américain va travailler avec le président qui sera élu par le peuple algérien. Tout en assurant que son pays entretient de " bonnes relations avec l'Algérie ". A cet égard, il a cité l'exemple de la visite du secrétaire d'Etat américain John Kerry en Algérie, notamment du secrétaire américain à l'Energie qui se rendra à Alger dans quelques jours et le président Barack Obama qui a envoyé une invitation au président Bouteflika pour assister au sommet Etats-Unis-Afrique. De ce fait, M. Enshern a assuré que les Etats-Unis n'ont pas " jugé nécessaire " de faire une déclaration sur l'élection présidentielle.Par ailleurs, à l'égard de la visite de visite de M. Kerry qui a été critiquée par l'opposition qui y voyait un soutien au président-candidat, son excellence a répondu " quand le secrétaire d'Etat Kerry s'est rendu à Alger, M. Bouteflika était le président et il y avait un gouvernement algérien. Des dossiers étaient inscrits à l'ordre du jour ". Avant de poursuivre " d'ailleurs je vous renvoie au communiqué final du dialogue stratégique entre les deux pays. Mais bien sûr, il y a eu des interprétations politiques concernant cette visite intervenant en pleine campagne électorale. Nous avions des dossiers à discuter durant cette visite dont le report n'a pas été possible compte tenu de l'agenda de M. Kerry ".Répondant à la question de TSA relative aux " inquiétudes suscitées " quant à la succession de Bouteflika et aux " tensions claniques " au sommet de l'Etat algérien, le diplomate américain a assuré qu' "il y a pas mal d'interprétations dans cette question, je vous dirai simplement que les Américains travailleront avec tout président élu de manière légitime par le peuple algérien, et ils vont continuer à le faire quoi qu'il arrive et tant que le président est élu à travers un processus constitutionnel ".Interrogé sur le climat dans lequel s'est déroulée la dernière échéance présidentielle, M. Enshern a déclaré que " ce n'est pas l'opinion des Américains qui compte. Le peuple algérien a choisi son président ". Et d'ajouter : " un gouvernement a été installé et les observateurs internationaux ont jugé que le processus électoral était bon. À travers mes contacts et mes déplacements en Algérie, j'ai constaté que le président Bouteflika est populaire ".S'agissant de la question des droits de l'homme en Algérie qui font l'objet, selon la journaliste TSA, de critiques de la part des ONG, son excellence a assuré que " les Algériens sont généralement libres dans le sens où il n'y a pas de peur ou de menaces sur leur vie. Chose qui constitue un droit essentiel de l'être humain. Cela n'était pas possible il y a quelques années. Mais il y a également la question relative à la liberté d'expression et d'association. Si les Algériens veulent changer ou réformer le système, ils doivent bénéficier de la liberté de s'associer et de s'organiser de manière efficiente ". De plus, et en réponse à la question de l'impact des changements opérés au sein du DRS sur la coopération antiterroriste avec l'Algérie, le diplomate a indiqué qu'" il n'y a pas eu d'impact. Nous avons une coopération entre institutions et il y a des accords entre les deux gouvernements. Ce n'est pas une relation qui dépend des personnes". Sur un autre sillage, et s'agissant de la possibilité de fournir des armes et des équipements militaires à l'armée algérienne, l'ambassadeur a affirmé que " l'objectif des Etats-Unis est de développer la coopération sécuritaire avec l'Algérie et d'aller vers une coopération en matière de défense. Cela inclut la vente d'équipements militaires ".Tout en assurant que " c'est un processus très complexe parce qu'il y a des lois qui régissent le transfert des équipements militaires à nos alliés. Les Etats-Unis continuent à se concerter avec le gouvernement algérien sur ce sujet ".Ainsi, selon M. Enshern " le transfert de ces équipements doit se faire en conformité avec les lois américaines et les lois algériennes, et les Etats-Unis sont conscients du respect de la souveraineté algérienne et de son principe de non-ingérence ". Tout en martelant que " oui les Etats-Unis peuvent vendre des drones non armés à l'Algérie ". Pour ce qui est de la situation sécuritaire au Sahel, son excellence s'est dit satisfait après l'intervention française. " Les groupes terroristes qui étaient présents au Nord-Mali comptaient aller au centre de ce pays. Le Sahel n'est pas stable d'où l'importance de la coopération avec les pays de la région et avec l'Algérie ", a-t-il indiqué à cet égard.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mouceli Amina
Source : www.lemaghrebdz.com