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RELANCE INDUSTRIELLE Les fédérations de l'UGTA dressent le bilan de leurs secteurs



Les secrétaires généraux des fédérations du secteur économique affiliées à l'UGTA sont sommés d'élaborer, chacun en ce qui le concerne, un bilan de toutes les réalisations et autres retards enregistrés dans leur secteur dans un délai ne dépassant pas une semaine.
Abder Bettache - Alger (Le Soir) - Lesdits bilans constitueront une base de travail pour l'UGTA dans la perspective de la réunion avec le ministre de l'Industrie. Sous la présidence du secrétariat général et en présence des secrétaires nationaux chargés des questions économiques et des conflits sociaux, la réunion des fédérations de l'UGTA a été notamment marquée par un large débat qui a traité de la situation qui prévaut actuellement au sein du secteur économique national. Ainsi, les questions ayant trait au 87bis, aux salaires impayés, à la situation interne des entreprises, pour ne citer que cela, ont constitué les principaux points débattus lors de cette réunion. Mais il n'en demeure que la réunion de ce dimanche, qui intervient quelques jours seulement après un têteà- tête entre Sidi Saïd et Chérif Rahmani, se veut comme une remobilisation des structures verticales de l'UGTA dans une perspective d'un sommet entre le secrétaire général de l'UGTA et le Premier ministre. Mais en attendant cette réunion, une délégation de l'UGTA se réunira dans les prochains jours avec le premier responsable du département de l'industrie. D'ailleurs, les différents responsables fédéraux étaient très attentifs aux orientations du secrétaire général et des secrétaires nationaux, MM. Telli Achour et Maïza. Il n'en demeure que pour l'UGTA, la situation actuelle «très bénéfique doit être capitalisée tant pour le bien du monde économique que pour le monde du travail». A ce sujet, l'UGTA a évoqué la rencontre entre son secrétaire général, Abdelmadjid Sidi-Saïd, et le ministre de l'Industrie et de la PME/PMI, Chérif Rahmani. Cette rencontre, qui s'est tenue mercredi dernier, a été l'«occasion pour les deux parties de s'entendre sur une feuille de route». C'est ainsi que des réunions de concertation seront organisées afin de «renforcer le climat de confiance et de partenariat. Cette démarche appelle des actions concrètes visant à un développement de la production nationale», est-il expliqué. À cette occasion, le ministre a promis de «raffermir le secteur industriel public en lui donnant un nouveau souffle». Tout comme il s'est engagé à «maintenir la démarche de concertation et de dialogue continu avec les partenaires sociaux». Selon les syndicalistes, le nouveau ministre de l'Industrie a indiqué que «les entreprises publiques bénéficieront de programmes de modernisation pour atteindre un niveau de compétitivité, consolider leur position sur le marché intérieur et se préparer à opérer sur le marché extérieur». «C'est là tout le défi que nous devons relever pour la création de la richesse et de l'emploi», ajoute-t-on. M. Rahmani s'est engagé à réunir toutes les conditions à même de «redonner à l'économie algérienne un nouveau souffle». Il a d'ailleurs rassuré le patron de la Centrale syndicale que «la concertation et le dialogue» seront toujours une référence dans la démarche de son département. Il a, pour ce faire, arrêté le principe de mettre en place une charte où tous les acteurs concernés seront associés. «Ça sera un débat réel et non pas un débat idéologique. Une feuille de route qui sera mise en application à partir de 2013», a-t-on encore indiqué.
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