La réalisation et l'installation de services externes de réinsertion d'anciens détenus est en train de s'intensifier selon Mokhtar Felioune, directeur général de l'administration pénitentiaire. Le responsable annoncera qu'à terme, toutes les grandes agglomérations seront dotées de ces services.
F.-Zohra B. - Alger (Le Soir) - Le responsable a déclaré, en marge de la rencontre, que l'insertion des détenus se fait à travers la formation au sein des établissements mais aussi après leur sortie, à travers les services de réinsertion sociale extérieure. Ces derniers accueillent, selon lui, les personnes sorties de prison. Toutefois, les présents expliqueront que les ex-détenus sont libres de rejoindre ou non les services en question. Pour les encourager à bénéficier de cette aide à la réinsertion au sein de la société, des opérations de sensibilisation sont prévues, selon Mokhtar Felioune. Ainsi, et en plus des six services déjà existants, dix autres sont au programme du secteur et bénéficient d'aménagement dont deux accueilleront bientôt les détenus dans les wilayas de Tlemcen et de Boumerdès. Le responsable dira qu'à terme toutes les grandes agglomérations seront dotées de services de réinsertion. «Ces centres sont fortement fréquentés, les ex-détenus viennent en famille ou cherchent du travail. Les services sont aussi en contact avec les DAS, la formation professionnelle et le secteur de l'éducation, notamment pour pouvoir aider les personnes à se réinsérer», a déclaré Mokhtar Felioune. Ce dernier précisera par ailleurs que la mission de ces services sera développée et se chargeront aussi des questions relatives à l'exécution des peines alternatives. Tâche qu'exécute actuellement le juge d'application des peines. Il annoncera, à cet effet, que le secteur va aller vers l'introduction d'autres peines alternatives dans le code pénal. Le responsable expliquera aussi que l'évaluation des ressources humaines se fera selon les résultats des centres de réinsertion. Lors de la rencontre organisée hier, les responsables présents apprendront que des discussions seront entamées avec chaque établissement de son programme stratégique. Selon le directeur général de l'administration pénitentiaire, et s'agissant de la formation des détenus, ces derniers peuvent poursuivre leur programme à la charge de l'Etat, une fois leur peine achevée. Actuellement, ce sont 8% des détenus qui sont inscrits au programme de réinsertion. Le plan de réinsertion, selon les responsables présents, prévoit l'élaboration d'un programme individuel personnalisé après la mise en liberté, en tenant compte des besoins et des caractéristiques psychologiques des détenus.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : F Z B
Source : www.lesoirdalgerie.com