
Une première dans les annales de la justice algérienne. Les présidents des 44 cours de justice et les procureurs généraux se réuniront lundi prochain à la résidence Djenane-El-Mithak. Sous la présidence du ministre de la Justice et garde des Sceaux, la réunion aura comme ordre du jour, l'évaluation du secteur de la justice, à deux mois de l'entrée en vigueur de l'application du nouveau code pénal.Abder Bettache - Alger (Le Soir) - La réunion du 16 novembre prochain intervient près d'un mois après les changements opérés au niveau de certains cours et tribunaux. Elle se tiendra aussi à la veille de l'entrée en vigueur de l'application du nouveau code pénal (prévue le 23 janvier 2016).Selon des sources, les magistrats participant à cette rencontre procéderont, sous la houlette du ministre de la Justice et garde des Sceaux, à une évaluation de la situation du secteur, deux années depuis la mise en application des nouvelles réformes, soit après l'arrivée de M. Tayeb Louh à la tête du département de la justice. A ce titre, nos sources ajoutent que la réunion qui se tiendra à huis clos abordera par ailleurs d'autres questions, notamment celles relatives à «la politique pénale», «àla modernisation du secteur de la justice», «la situation qui prévaut dans les maisons d'arrêt», ou encore «l'état d'avancement de la construction des structures relevant du secteur».A ce propos, il n'est pas exclu que les responsables en charge de ces dossiers interviennent à travers des communications, pour expliquer «l'état d'avancement des directions concernées à l'aube des réformes engagées depuis deux années». La réunion de lundi prochain est perçue comme un coup d'envoi de l'année judiciaire à défaut de son ouverture par le premier magistrat du pays. D'ailleurs, de l'avis de tous les spécialistes de la question judiciaire, l'événement en lui-même (ouverture de l'année judiciaire) «relève purement d'une démarche protocolaire». A ce sujet, on indique que c'est une «tradition empruntée à la justice française pour marquer l'importance qu'accorde l'Etat à la justice». «En sa qualité de premier magistrat du pays, le président de la République annoncera lui-même l'ouverture de l'année judiciaire à l'occasion d'une cérémonie qu'il présidera. Lors de cette rencontre avec des magistrats, le président de la République veut transmettre un message hautement significatif, à savoir qu'il est le garant du respect des lois de la République», nous explique un avocat relevant du barreau d'Alger.Enfin, le regroupement des 44 présidents de cours de justice sera, sans aucun doute, une occasion pour le premier responsable du département de la justice de «répondre à certaines interrogations soulevées par l'opinion publique».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A B
Source : www.lesoirdalgerie.com