Ils sont nombreux à dénoncer les obstacles entravant le développement du tourisme local qui aurait pu sauver la saison saharienne qualifiée de 'saison blanche'.
La réduction de 50 et 30% décidée par la compagnie nationale sur les tarifs sud (5 destinations) n'a pas eu l'effet escompté. Or, la saison saharienne, notamment dans le Grand-Sud qualifiée par les professionnels des voyages de la région comme étant une saison blanche, aurait pu être sauvée par cette politique tarifaire d'exception obtenue grâce aux efforts du ministère du Tourisme et de l'Artisanat qui a été à l'origine de cette initiative.
Les responsables d'Air Algérie, semble-t-il, ne l'entendent pas de cette oreille et appliquent cette réduction avec beaucoup de parcimonie. 'D'abord l'application de la réduction a pris du retard alors qu'elle a été annoncée en décembre dernier. Ensuite, on nous fait signer des contrats contraignants allant jusqu'à nous décourager totalement', dénoncent les professionnels de voyage. La réduction, faut-il le souligner, n'est valable qu'à travers les agences de voyages (séjour touristique). Ensuite, pour constituer un groupe, le nombre doit varier entre 15 et 40 personnes, ce qui est en soi très réducteur.
C'est d'ailleurs l'écueil le plus significatif car, de l'avis des professionnels, les groupes ne doivent pas dépasser les 10 personnes (on y consacre trois véhicules). L'autre entrave réside sans nul doute dans la procédure elle-même. Ne figurant pas sur le système des agences, ces dernières doivent introduire des demandes au préalable. 'Avec un tarif complet, on est plus réactif, alors que la réduction d'Air Algérie restreint considérablement notre marge de man'uvre et devient presque dénuée de sens. Le monde de l'aérien comme les voyages sont une activité en perpétuel mouvement. Il faut toujours s'adapter aux imprévus'. Plus contraignant encore, il faut introduire une demande à la Direction du tourisme de la région qui sera jointe au contrat à présenter à la compagnie, ce qui est inconcevable, selon les agences de voyages. 'Cela alourdit la procédure. C'est dire que nous n'avons pas encore fini avec la bureaucratie. Certaines décisions n'obéissent à aucune logique', martèlera le groupe d'agences de voyages rencontré mardi dernier. 'Déjà que nous souffrons avec les DTA dans la procédure d'obtention des visas pour le peu de touristes étrangers qui viennent nous voir. Certains DTA brillent par les lenteurs et le désintéressement. La situation n'est guère reluisante pour les nationaux', accusent-ils. La relation entre Air Algérie et les voyagistes n'a jamais vraiment été à la hauteur des attentes profitant de son état de monopole sur le domestique.
Certes le directeur régional d'Alger, récemment installé à son poste, fait des efforts pour établir une voie de dialogue qui n'existait aucunement jusqu'alors comme en témoignent les représentants des agences, mais cela reste insuffisant. Ce même topo est reproduit pour ce qui est de l'international alors que la compagnie nationale évolue dans un marché devenu très concurrentiel. Mais si Air Algérie est arrivée à proposer un Alger-Marseille à 11 000 DA (TTC) c'est qu'elle est bien capable aussi de faire d'autres efforts pour relancer le tourisme et soutenir les populations du Sud dont le tourisme est l'activité la plus importante.
N S
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Liberté
Source : www.liberte-algerie.com