Lors d'un symposium sur "Le partenariat public-privé, entre nécessité publique et expertise privée", organisé par MDI Business School, le président du Forum des chefs d'entreprise (FCE), M. Réda Hamiani, a saisi l'occasion pour lancer un appel en faveur de création "synergies fertiles porteuses de complémentarité" entre les deux secteurs tout en reconnaissant certaines contraintes à ce partenariat. Ainsi et rejoignant d'une certaine manière l'avis des experts et chefs d'entreprises qui eux aussi ont appelé à réunir toutes les conditions pour la réussite des projets de partenariat public-privé (PPP), en mettant l'accent sur les obstacles rencontrés sur le terrain par certains projets de ce partenariat.
Le président du FCE constate d'abord qu'il existe certes des modèles et des initiatives dans le sens du PPP mais ils demeurent sans aucune définition claire et précise. Ensuite, le patron du FCE cite certaines contraintes à ce partenariat qui "vont de pair" avec l'organisation du secteur public soumis à des problèmes liés à dépénalisation des actes des gestion, au contrôle de la Cour des comptes, aux règles de la comptabilité publique et à la tutelle des Sociétés de gestion des participations de l'Etat (SGP).
Frédéric Marty, enseignant à l'université de Nice (France) a mis en exergue les difficultés liées au bouclage financier des contrats et du partage des risques entre le public et le privé.
Toutes ces raisons font en sorte que "l'efficacité des contrats de partenariat fait actuellement l'objet de vives critiques". "Leur efficacité en matière de gestion du service et leur opportunité économique sont contestées", dit-il. Par ailleurs et évoquant donc le futur nerf de guerre mondial qui n'est autre que cette précieuse source vitale qui est l'eau, les contraintes sont donc bien citées pour le partenariat comme l'atteste l'exemple de quelques expériences algériennes comme celle de SEAAL présentée par son directeur général, Jean-Marc Jahn. Ce dernier souligne que l'une des conditions de cette expérience est le fait que l'Algérie avait "un objectif clairement fixé" pour ce partenariat. Sans oublier de préciser qu'il y avait dès le départ une volonté de parvenir à "un partenariat gagnant-gagnant", il indique que 4 millions d'habitants à Alger et Tipasa sont concernés par la qualité du service de l'eau. Ce but a pu être atteint grâce à la démarche de l'Etat qui "a cherché le savoir-faire du privé pour mettre en place la stratégie du service de l'eau et dynamiser la ressource humaine interne".
Toutes ces étapes ont permis au secteur de l'eau à Alger d'atteindre les performances des grandes capitales, tout en permettant à l'Etat de profiter d'un transfert de savoir-faire pour une mise à niveau du service de l'eau.
Cette réussite du PPP n'est pas partagée dans toutes les expériences étrangères comme l'ont souligné des intervenants détaillant certaines expériences occidentales.
Enfin et pour une bonne solution à un tel problème, il y a lieu de noter qu'outre la définition du "cadre légal" dans lequel les secteurs public et privé peuvent travailler "ensemble" en partageant les risques et les avantages, M. Hamiani a plaidé pour une "organisation intelligente" pour tirer profit des forces des deux secteurs.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Saïd B
Source : www.lemaghrebdz.com