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Recueillement à la place de la liberté de la presse à Alger



Recueillement à la place de la liberté de la presse à Alger
La place de la Liberté de la presse à Alger était, hier, presque vide. Pourtant l'Algérie et à l'instar du reste du monde célébrait la Journée internationale de la liberté de la presse. Bien que la commémoration d'une telle journée ait été annoncée depuis quelques jours, les journalistes semblent l'avoir "zappée", même si la corporation a enregistré des dizaines de morts durant la décennie noire.Présent à cette occasion, le ministre de la Communication, Abdelkader Messahel, en compagnie du wali d'Alger et du P/APC de Sidi-M'hamed, a rendu un vibrant hommage aux journalistes fauchés par les balles assassines du terrorisme. Une gerbe de fleurs a été déposée et une minute de silence a été observée.À cet effet, le ministre a rappelé la lettre du président de la République et l'engagement de l'Etat à assurer la liberté du ton de la profession ainsi que la protection des journalistes. "Le secteur de la presse doit être organisé. Les lois existent, c'est aux journalistes de s'organiser", a souligné le ministre. Pour M. Messahel, la mise en place de la carte de presse permettra une meilleure organisation de la profession.De son côté, Riad Boukhedcha, coordinateur de la Fédération nationale des journalistes algériens, a évoqué les problèmes socioprofessionnels que vit le journaliste. Le coordinateur a fait savoir qu'un rapport vient d'être réalisé pour dénoncer la précarité dans laquelle les journalistes exercent le métier. Boukhedcha a également pointé du doigt le fait que la loi relative à l'information publiée en 2012 ne soit toujours pas appliquée. "Nous avons 11 articles toujours pas appliqués, dont celui relatif au conseil d'éthique et de déontologie, à l'autorité de régulation de la presse écrite et audiovisuelle, au statut particulier des journalistes. Dans ce climat, la presse est désorganisée", a-t-il regretté. L'orateur a insisté sur l'absence de loi protégeant les journalistes. "Nous ne pouvons pas parler de liberté de la presse, car les journalistes souffrent de problèmes socioprofessionnels", a-t-il noté. Le coordinateur a mis l'accent sur l'absence de formation et le fait que des journalistes soient encore poursuivis en justice. Selon le coordinateur, en 2013, il a été enregistré plus de 150 conflits à l'inspection du Travail pour la seule wilaya d'Alger. Concernant les wilayas, c'est entre 5 et 50 affaires qui ont été portées devant l'inspection du Travail. Le porte-parole a aussi soulevé le fait que "60% des journalistes vivent dans la précarité et n'ont pas où loger, car les salaires ne dépassent pas les 30 000 DA par mois".D. SNomAdresse email


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