Alger - Revue de Presse

Réconciliation nationale: «6.000 armes ont été déposées»



Le secrétaire général de l'instance exécutive du Front de Libération nationale (FLN), M. Abdelaziz Belkhadem, a affirmé, hier, à Alger que «6.000 armes au moins ont été déposées» depuis la mise en application des textes de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale.

Dans une déclaration à la presse, en marge d'une journée parlementaire organisée par les partis de l'Alliance présidentielle autour de la réconciliation nationale, M. Belkhadem a indiqué que le bilan de cette dernière était «positif» car «ayant permis le retour d'éléments au sein de la société». La réconciliation nationale, a-t-il dit, est «une démarche politique et non une procédure limitée dans le temps». Il a, en outre, souligné que la réconciliation nationale concerne tous les Algériens et c'est pour cette raison qu'il fallait consacrer une journée parlementaire pour aborder ce sujet, l'application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, le point de vue des Nations unies et les droits de l'Homme concernant cette question.

Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), M. Ahmed Ouyahia a estimé, de son côté, que le processus de réconciliation nationale est «très positif». Dans une déclaration à la presse, M. Ouyahia a, en effet, indiqué que «l'évaluation du processus de réconciliation nationale, au plan du traitement des dossiers, est très positif que ce soit dans leur aspect juridique ou dans la prise en charge des cas sociaux tels les dossiers des disparus et des proches des terroristes tués». S'agissant de l'esprit et du corps de la Charte «qui permet de réconcilier les Algériens entre eux et avec le pays», M. Ouyahia a indiqué que «le processus est encore long».

A une question sur la difficulté d'appliquer les dispositions de la Charte à certains cas, M. Ouyahia a dit que les lois contenues dans la Charte «sont souples dans le traitement de tous les cas», précisant qu'il n'existe, jusqu'à présent, d'autres mesures qui pourraient s'ajouter aux dispositions de la Charte que le peuple a cautionnée en septembre 2005. D'autre part, il a affirmé, en réponse à une question sur la décision de certaines formations politiques de ne pas participer à la prochaine élection présidentielle, que «personne ne les en a empêchés», soulignant que «celui qui a des problèmes internes ne doit pas prendre prétexte de la présidentielle».

En décembre dernier, le Premier ministre, M. Ahmed Ouyahia, évoquant devant les députés, l'état d'application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale avait fait savoir que 70% des dossiers liés à la tragédie nationale ont été pris en charge par l'Etat dans le cadre de l'application des dispositions de cette charte. Il a ajouté, cependant, que: «s'il y a des retards dans le traitement de certains cas, cela est dû, peut-être, à des négligences d'auxiliaires de l'administration ou des familles concernées», tout en affirmant que le gouvernement poursuivra l'application de la Charte.

S'agissant des familles victimes du terrorisme, il a rappelé que l'Etat avait mis en place, en 1994, une instance pour les prendre en charge, indiquant que la caisse des victimes du terrorisme continue de recevoir des dossiers jusqu'à ce jour».

Pour ce qui est des Patriotes, le Premier ministre a réitéré la «reconnaissance» de la nation à «ces hommes qui ont soutenu les forces de sécurité de la République pour combattre le fléau du terrorisme», précisant que «des mesures ont été prises pour prendre en charge cette catégorie et d'autres seront communiquées ultérieurement et après leur officialisation au niveau du pouvoir exécutif».


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