L'Organisation pour la coopération et le développement en Europe (OCDE) vient de publier un rapport circonstancié sur l'avenir des Bourses arabes en espérant qu'elles permettront une amélioration de la gouvernance des entreprises en Afrique du Nord et dans les pays du Moyen-Orient.
L'Organisation pour la coopération et le développement en Europe (OCDE) vient de publier un rapport circonstancié sur l'avenir des Bourses arabes en espérant qu'elles permettront une amélioration de la gouvernance des entreprises en Afrique du Nord et dans les pays du Moyen-Orient.
L'Observatoire économique méditerranéen basé à Marseille affirme que les bourses arabes doivent se mettre aux standards et normes internationales pour pouvoir fonctionner normalement et réaliser des performances financières en incitant les entreprises à perpétuer une croissance économique afin d'éviter la récession dans un environnement mondial caractérisé par une rude compétitivité et une concurrence féroce.
En dressant un tableau des bourses arabes avec à leur tête la bourse d'Alger, appelée également SGBV, créée en 1993, l'OCDE souligne que les Bourses du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord sont majoritairement publiques.
Cette institution ne manque pas, par ailleurs, d'exhorter les Bourses des pays arabes à moderniser leur système financier et le rendre plus opérationnel et ouvert sur l'extérieur en l'insérant dans l'environnement financier international.
« Formé en 2011, le groupe de travail que consacre l'OCDE à l'étude des places boursières du monde arabe vient de livrer son premier rapport, utile pour dresser les grandes caractéristiques des dix-huit bourses du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord » affirment les experts.
Ces derniers estiment que « majoritairement publiques, les bourses arabes, dont celle de l'Algérie, se contentent souvent d'une dimension nationale, attirant d'abord les entreprises des pays dont elles ressortent. Si une vingtaine d'entreprises arabes cotent au London Stock Exchange, aucune bourse orientale ne recense d'entreprises occidentales, exception faite des deux places de Dubaï ». Ils estiment « qu'à l'avenir, la situation pourrait néanmoins changer, note le rapport, à la condition qu'une Bourse arabe réussisse à se positionner comme le mode d'accès aux capitaux de la région. Les bourses arabes font partie des victimes du contexte politique et économique. En 2011, le volume des introductions boursières chutait de 70 % par rapport à 2010 ».
Ces analystes financiers et boursiers indiquent que « actrices de l'économie, les bourses jouent un rôle cependant limité, même si l'on compte 1.400 entreprises cotées dans tout le monde arabe. En Egypte, seulement 4 privatisations sur 69 ont bénéficié d'une introduction en bourse. Et dans toute la région, les entreprises industrielles et de service, souvent familiales, rechignent à rejoindre une place financière, en dépit d'une croissance du marché régional des capitaux qui ne dissimule toutefois pas la faiblesse des investisseurs
institutionnels ».
Ils montrent que la conséquence qui en résulte est que « les établissements financiers y représentent plus de la moitié de la capitalisation boursière et la part des secteurs de l'industrie et des services n'atteint que les 20 % ».
La Bourse de Casablanca est devenue la plus importante d'Afrique du Nord, selon les experts qui déclarent que « malgré tout, l'OCDE espère que les Bourses du monde arabe serviront au renforcement des exigences, notamment de transparence, en matière de gouvernance d'entreprise, celles-ci rassurant généralement les investisseurs », précisant que « le groupe de travail estime que des exigences améliorées ne pèseront pas sur l'attractivité des grandes places de la région, comme celle de Casablanca, devenue la plus importante d'Afrique du Nord depuis qu'elle a doublé celle du Caire ».
Cependant, l'OCDE détecte, d'ailleurs, un mouvement rapprochant les normes arabes des internationales. Il en va ainsi de l'introduction, par les bourses, des codes de gouvernance d'entreprise, à l'exemple de l'Egypte en 2005. Elle ajoute que « des institutions visant à promouvoir des pratiques de bonne gouvernance ont vu le jour, telles que des instituts d'administration, des centres de gouvernance d'entreprise et des régulateurs de marché ».
Toutefois, selon cette organisation, «la pression vient aussi de l'étranger. Standard & Poor's propose notamment plusieurs indices pour noter les entreprises arabes cotées» indiquant que «face à l'élévation du niveau d'exigences, l'OCDE recommande toutefois l'adoption de standards intermédiaires ne rebutant pas les PME et permettant aux places boursières les plus modestes de se maintenir, comme celles de Damas et Naplouse».
L'Observatoire économique méditerranéen basé à Marseille affirme que les bourses arabes doivent se mettre aux standards et normes internationales pour pouvoir fonctionner normalement et réaliser des performances financières en incitant les entreprises à perpétuer une croissance économique afin d'éviter la récession dans un environnement mondial caractérisé par une rude compétitivité et une concurrence féroce.
En dressant un tableau des bourses arabes avec à leur tête la bourse d'Alger, appelée également SGBV, créée en 1993, l'OCDE souligne que les Bourses du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord sont majoritairement publiques.
Cette institution ne manque pas, par ailleurs, d'exhorter les Bourses des pays arabes à moderniser leur système financier et le rendre plus opérationnel et ouvert sur l'extérieur en l'insérant dans l'environnement financier international.
« Formé en 2011, le groupe de travail que consacre l'OCDE à l'étude des places boursières du monde arabe vient de livrer son premier rapport, utile pour dresser les grandes caractéristiques des dix-huit bourses du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord » affirment les experts.
Ces derniers estiment que « majoritairement publiques, les bourses arabes, dont celle de l'Algérie, se contentent souvent d'une dimension nationale, attirant d'abord les entreprises des pays dont elles ressortent. Si une vingtaine d'entreprises arabes cotent au London Stock Exchange, aucune bourse orientale ne recense d'entreprises occidentales, exception faite des deux places de Dubaï ». Ils estiment « qu'à l'avenir, la situation pourrait néanmoins changer, note le rapport, à la condition qu'une Bourse arabe réussisse à se positionner comme le mode d'accès aux capitaux de la région. Les bourses arabes font partie des victimes du contexte politique et économique. En 2011, le volume des introductions boursières chutait de 70 % par rapport à 2010 ».
Ces analystes financiers et boursiers indiquent que « actrices de l'économie, les bourses jouent un rôle cependant limité, même si l'on compte 1.400 entreprises cotées dans tout le monde arabe. En Egypte, seulement 4 privatisations sur 69 ont bénéficié d'une introduction en bourse. Et dans toute la région, les entreprises industrielles et de service, souvent familiales, rechignent à rejoindre une place financière, en dépit d'une croissance du marché régional des capitaux qui ne dissimule toutefois pas la faiblesse des investisseurs
institutionnels ».
Ils montrent que la conséquence qui en résulte est que « les établissements financiers y représentent plus de la moitié de la capitalisation boursière et la part des secteurs de l'industrie et des services n'atteint que les 20 % ».
La Bourse de Casablanca est devenue la plus importante d'Afrique du Nord, selon les experts qui déclarent que « malgré tout, l'OCDE espère que les Bourses du monde arabe serviront au renforcement des exigences, notamment de transparence, en matière de gouvernance d'entreprise, celles-ci rassurant généralement les investisseurs », précisant que « le groupe de travail estime que des exigences améliorées ne pèseront pas sur l'attractivité des grandes places de la région, comme celle de Casablanca, devenue la plus importante d'Afrique du Nord depuis qu'elle a doublé celle du Caire ».
Cependant, l'OCDE détecte, d'ailleurs, un mouvement rapprochant les normes arabes des internationales. Il en va ainsi de l'introduction, par les bourses, des codes de gouvernance d'entreprise, à l'exemple de l'Egypte en 2005. Elle ajoute que « des institutions visant à promouvoir des pratiques de bonne gouvernance ont vu le jour, telles que des instituts d'administration, des centres de gouvernance d'entreprise et des régulateurs de marché ».
Toutefois, selon cette organisation, «la pression vient aussi de l'étranger. Standard & Poor's propose notamment plusieurs indices pour noter les entreprises arabes cotées» indiquant que «face à l'élévation du niveau d'exigences, l'OCDE recommande toutefois l'adoption de standards intermédiaires ne rebutant pas les PME et permettant aux places boursières les plus modestes de se maintenir, comme celles de Damas et Naplouse».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amar Aouimer
Source : www.lemidi-dz.com