Alger - A la une

REALISATION DE LOGEMENTS PUBLICS



Le ministre de l'Habitat et de l'Urbanisme est insatisfait de certains chantiers de réalisation de logements et équipements publics.
Chérif Bennaceur - Alger (Le Soir) - Insatisfait, Noureddine Moussa, qui a réuni hier les entreprises de réalisation et les bureaux d'études publics, l'est dans la mesure où dans certaines wilayas, à Ghardaïa et M'sila notamment, des chantiers «fonctionnent à une cadence inacceptable » ou «sont loin d'être des exemples en matière d'organisation et de management». Et une insatisfaction d'autant plus grande que les entreprises et bureaux d'études, relevant de la SGP Indjab, ont pris des engagements en contrepartie de l'important appui financier et logistique de l'Etat et du plan de charges conséquent dont ces opérateurs bénéficient depuis quelques années. Soucieux de consolider l'outil national, d'améliorer la solvabilité et l'accès à la commande publique, l'Etat avait accordé dès 2010 des aides et des crédits d'investissements à des conditions avantageuses dans le cadre de l'assainissement financier et la modernisation des entreprises et bureaux d'études publics. Ainsi, les entreprises publiques ont bénéficié de 18,5 milliards de dinars pour l'assainissement financier et de 25,8 milliards de dinars pour l'investissement. Dans la mesure où leur situation financière était bonne, six bureaux d'études ont bénéficié de 1,9 milliard de dinars pour l'assainissement et de 950 millions de dinars pour l'investissement. En outre, les entreprises qui ont été réintégrées ont bénéficié de 1,9 milliard de dinars pour l'assainissement et 3,4 milliards de dinars pour l'investissement. Egalement, l'Etat avait décidé la recapitalisation des quatre groupes et agréé la création d'entreprises dans le sud du pays. En contrepartie de «l'argent» mis par l'Etat, les opérateurs publics se sont engagés à être des «modèles» en matière d'organisation de chantiers, à réaliser leur quota du programme quinquennal, booster la cadence de réalisation de logements, à assurer le recrutement «massif» des jeunes universitaires, à développer la formation professionnelle et le transfert de savoir-faire grâce au partenariat avec des opérateurs étrangers… Or, et même si l'on annonce la création de quarante-cinq mille emplois directs et indirects, les partenaires publics semblent donc ne pas respecter de manière suffisante et efficiente leurs engagements. Et ce, au-delà de l'évaluation faite à huis clos entre la tutelle et les représentants de l'establishment de réalisation public. D'où la nécessité de redoubler d'efforts, Noureddine Moussa invitant les entreprises et bureaux d'études à «être capables de gérer et de former». Auparavant, le ministre de l'Habitat et le secrétaire général de l'UGTA, Abdelmadjid Sidi-Saïd avaient avalisé une augmentation salariale de 15% et de 5% au titre du régime indemnitaire, au profit de 18 000 travailleurs du secteur. Déjà effective depuis le début de l'année pour les travailleurs des entreprises de gestion et de promotion immobilière, cette revalorisation sera élargie par la suite aux personnels de l'Agence nationale de l'amélioration et Développement du logement et des bureaux d'études.


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)