Réélu en mai 2002, Jacques Chirac a mis moins de dix mois pour se rendreen visite d'Etat en Algérie. S'il venait à gagner le suffrage des français,combien de temps Nicolas Sarkozy mettra-t-il avant de lui emboîter le pas etfouler le tarmac de l'aéroport d'Alger ? A la veille du 2e tour de la présidentielle, le candidat de l'UMP a levéun coin du voile sur son agenda présidentiel. Sitôt installé, il ira à Berlin àla rencontre de la chancelière Angela Merkel. Selon toute vraisemblance, lavisite devrait avoir lieu pendant la présidence allemande de l'Union européennequi prend fin le 30 juin prochain. A en croire ses intentions, Nicolas Sarkozy devrait, très vite, traverserla Méditerranée pour ses premiers contacts avec la scène internationale. C'estlui-même qui l'a déclaré dans sa toute dernière interview dans les habits ducandidat. «L'un des mes tout premiers voyages sera pour l'Afrique», a-t-ildéclaré au Parisien. Prévue dans la version papier datée d'hier, l'interview afinalement été publiée sur le site web. La campagne électorale ayant pris finvendredi à minuit, le journal populaire, soucieux d'éviter toute polémique,s'est rabattu sur la version en ligne.Nicolas Sarkozy s'est gardé de fournir le moindre détail sur la nature deson voyage africain et les pays de destinations. Pour tout éclairage, il aprécisé, dans la foulée de son annonce, que la Méditerranée sera bien aupremier rang de son intérêt international. «L'une de mes grandes ambitions seral'Union méditerranéenne», a-t-il assuré. L'ex-ministre de l'Intérieur y voit un«sujet capital». La Méditerranée a été l'un des premiers thèmes évoqués lors desa campagne. En meeting électoral à Toulon le 7 février dernier, le présidentde l'UMP avait promis de plaider auprès de ses pairs européens la mise en placed'une «Union méditerranéenne». Installé à l'Elysée, Sarkozy oeuvrera, au nomd'une France «européenne et méditerranéenne à la fois», en faveur d'unprocessus euromed en panne. Aux côtés de l'Espagne, de l'Italie, du Portugal, de la Grèce et deChypre, la France s'attachera à jeter les bases d'une «Union méditerranéenne».Dans une première phase, cette entité est appelée à «travailler étroitement»avec l'UE. «Un jour», les deux institutions auront vocation à agir dans lecadre «d'institutions communes».En pleine campagne présidentielle, des diplomates français ont critiquéle déficit de «Méditerranée» dont souffre la politique étrangère de la France.Rassemblés au sein d'un groupe informel appelé «Avicenne», ces diplomatesviennent d'élaborer un rapport destiné au prochain locataire de l'Elysée.Familiers du Maghreb et du Machrek, ils estiment que la France sembleavoir perdu de vue la «cohérence» de la construction Euromed. «Nous avonslaissé ce partenariat s'enliser sans marquer autant que nous aurions pu lefaire l'importance majeure qu'il revêt à moyen terme pour la France et pour l'Europe».Partisans d'une diplomatie française «volontariste», ces diplomates -toujours en poste - suggèrent à Paris d'engager une «concertation plus étroite»avec ses partenaires européens de la bordure de la Méditerranée comme moyend'approfondissement de la «rénovation» du chantier de Barcelone.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : L'un De Nos Correspondants A Paris : S Raouf
Source : www.lequotidien-oran.com