Alger - A la une

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Youcef Ouzenadji (président de l'association «Les rossignols d'Alger»)«On vient de perdre un homme du siècle. Mon maître de toujours, Sid Ahmed Serri, est la référence de la musique çanaâ d'Alger. Il avait une façon de transmettre unique et incomparable à la fois.J'ai intégré l'association El Djazaïria El Mossilia en 1972, mais sept mois plus tard, j'ai intégré la classe supérieure avec comme professeur l'illustre Sid Ahmed Serri. Les jeunes se doivent d'être sages, car mon maître a légué un patrimoine riche et orthodoxe.»Beihdja Rahal (chanteuse)«Je n'ai pas eu la chance de l'avoir comme professeur direct, mais j'ai eu le bonheur et l'honneur de me retrouver à ses côtés lors d'événements musicaux et de rencontres privées qui ont été, sans aucun doute, et comme à chaque fois, très enrichissants. Son départ nous cause à tous une grande douleur.C'était une personnalité d'une grande et large qualité culturelle. Une grande mémoire de l'école d'Alger s'en va. Il nous a laissé son répertoire qui fait partie des plus larges concernant le patrimoine andalou.Notre mission est de le préserver et de le transmettre à notre tour. L'Algérie perd Le Maître de la çanaâ. Malheureseument, la distance m'empêche d'être parmi sa famille, ses anciens élèves ainsi que sa famille artistique. En ces moments difficiles, je partage leur peine et leur douleur.»Fazillet Diff (musicienne)«J'ai connu mon maître Sid Ahmed Serri en 1982, année où j'ai rejoint l'association El Djazaïr El Mossilia. Mon maître avait une connaissance parfaite du répertoire. Il avait beaucoup de pédagogie pour l'enseignement. Il était très rigoureux dans son enseignement. Il était fidèle à la tradition dont il avait hérité, mais en même temps il était ouvert à des arrangements. Il a d'ailleurs fait certains arrangements sur différents répertoires. Il a fait monter en puissance l'ensemble musical El Mossilia.A l'époque, il avait su donner un nouveau souffle. Il a fait une grosse promotion en direction des filles. Il les mettait toujours en avant-plan. Il a été l'initiateur de l'introduction des filles au Mausolée de Sid Ahmed lors de la fête religieuse du Mouloud. Ces dernières interprétaient à cette occasion des qcidate spécificiques à cet événement.»Lamia Maâdini (chanteuse) «Le défunt Sid Ahmed Serri n'était pas mon professeur direct, mais c'était mon idole. J'ai appris beaucoup de chose de par ses ?uvres authentiques. Je me réfère toujours à ses textes et à ses mélodies. C'est une très grande perte pour la culture algérienne.


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