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Rassemblement de l'intersyndicale à Alger



Rassemblement de l'intersyndicale à Alger
Malgré l'important dispositif sécuritaire déployé aux alentours de l'APN, du Sénat et des différents axes routiers menant vers Alger-centre, les syndicats, soutenus par les députés de l'opposition, ont réussi leur coup.Ils se sont rassemblés à la place de la grande poste au lieu de l'APN pour dénoncer haut et fort «la répression» menée à leur encontre par les policiers, sur les lieux du rassemblement. Ils ont également dénoncé le projet de loi portant réforme de la retraite, soumis au débat à l'Assemblée populaire nationale.Des centaines d'enseignants, des médecins, des imams ont répondu à l'appel de l'Intersyndicale autonome de la fonction publique, pour marquer leur refus quant à la suppression de la retraite proportionnelle et sans condition d'âge. Et pour dénoncer également les mesures antisociales contenues dans la loi de finances 2017. Les syndicalistes déterminés ont improvisé un rassemblement à la place de la grande poste, alors que le sit-in était prévu initialement devant l'APN, en dépit de l'intervention jugée musclée des forces de l'ordre, qui ont embarqué des enseignants et des syndicalistes dans des fourgons. Ils les ont acheminés vers le commissariat de Cavaignac. Mais la présence des députés des partis de l'opposition sur place, notamment ceux du Parti des Travailleurs, a compliqué la tâche des services de sécurité. Les députés du PT qui ont abandonné la séance des débats sur le projet de loi de la réforme de la retraite à l'APN, ont marqué leur présence, en intervenant farouchement auprès des services de sécurité, pour que ces derniers relâchent les protestataires.Ramdane Taâzibt du (PT) a vivement réagi à l'intervention des policiers à l'encontre d'un médecin syndicaliste, pour qu'il soit relâché. Il s'est adressé aux policiers en leur signifiant que les gens qui étaient rassemblés sont des médecins, des enseignants, qui sont au service de la nation. Puis un des protestataires se manifeste en faisant savoir que même les imams sont là pour protester avec d'autres corporations.Face à la mobilisation et la détermination des syndicalistes, les services de sécurité ciblaient les éléments les plus dynamiques parmi les protestataires, pour les embarquer par la force dans des fourgons. Les contestataires ont crié «à bas la répression et vive la liberté d'expression» ou encore «l'Algérie libre et démocratique».Les représentants du CLA ont dénoncé, pour leur part, les arrestations des enseignantes femmes par les services de sécurité. Ils ont dénoncé les contradictions des pouvoirs public «qui se disent contre la violence à l'encontre des femmes, mais eux-mêmes donnent des ordres pour tabasser des femmes enseignantes», nous dira Rouina Zoubir, SG du CLA de la wilaya d'Alger.Après avoir protesté au sein de l'hémicycle à Zighoud Youcef contre le projet de loi sur la retraite, les députés de l'Alliance verte et ceux du FFS se sont rendus sur le lieu du rassemblement. Chafaâ Bouaïche, chef du groupe parlementaire du FFS a affirmé que son parti a protesté à l'assemblée. «On ne peut pas débattre un projet de loi aussi important alors que le Parlement est sous embargo policier», a-t-il dit.Et d'affirmer que les députés du FFS sont sur place pour exprimer leur soutien aux revendications légitimes des syndicats autonomes et des travailleurs algériens en général. Il regrette le fait que les députés de la majorité, FLN et RND, «soient toujours et encore au service de l'oligarchie, au service de la mafia, et aux services des barons de l'économie, au lieu d'être au service du peuple».Le représentant du FFS a encore une fois dénoncé le projet de réforme de la retraite et le contenu de la loi de finance 2017, en accusant le gouvernement de vouloir adopter des solutions de facilité. «Au lieu de chercher les milliards de dollars qui sont transférés illicitement par la mafia et les milliards de dollars dus aux impôts que les barons de l'économie refusent de payer, le gouvernement décide d'organiser un ratissage au niveau des poches des Algériens et des Algériennes».
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