Alger - A la une

Rapport mitigé du FMI pour les 10 dernières années Croissance économique en Algérie



Rapport mitigé du FMI pour les 10 dernières années                                    Croissance économique en Algérie
Un récent rapport circonstancié du Fonds monétaire international (FMI) sur l'évolution de l'économie nationale fit ressortir que « l'Algérie a connu une croissance économique solide au cours des dix dernières années grâce à une hausse des recettes pétrolières et une politique macroéconomique généralement prudente. »
Un récent rapport circonstancié du Fonds monétaire international (FMI) sur l'évolution de l'économie nationale fit ressortir que « l'Algérie a connu une croissance économique solide au cours des dix dernières années grâce à une hausse des recettes pétrolières et une politique macroéconomique généralement prudente. »
Les politiques budgétaires et monétaires « adoptées depuis la fin des années 90, dans le contexte d'un accroissement des recettes des hydrocarbures, ont permis au pays de connaître une décennie de croissance économique vigoureuse tout en consolidant sa position financière, avec de vastes réserves de change, une épargne budgétaire importante dans un fonds de stabilisation du pétrole (le Fonds de régulation des recettes, ou FRR) et une réduction sensible de l'endettement public et
extérieur ». Aussi, l'institution de Bretton Woods souligne également que « l'Algérie continue, cependant, à faire face à d'importants défis à relever, en particulier la nécessité de diversifier l'économie, de faire reculer le chômage des jeunes et des femmes et de répondre à d'autres revendications sociales. L'Algérie reste extrêmement dépendante de sa richesse en hydrocarbures ».
Le Fonds estime « qu'en dépit des efforts déployés par le passé, 98 % des exportations et plus des deux tiers des recettes budgétaires proviennent encore du secteur des hydrocarbures. De plus, bien que le chômage total ait sensiblement reculé au cours des dix dernières années, des revendications sociales importantes persistent, comme l'a montré la vague de troubles violents du début de 2011, exigeant notamment davantage d'emplois pour les jeunes. La lenteur et le champ des réformes structurelles engagées jusqu'à présent, ainsi que le mauvais climat des affaires, constituent toujours des obstacles importants à la diversification de l'économie et à une croissance tirée par les investissements privés et créatrice d'emplois durables ».
Risques de pressions
inflationnistes
Cette source ajoute que « la croissance de l'Algérie reste relativement forte, mais un risque de pressions inflationnistes émerge. Le PIB hors hydrocarbures est demeuré solide, mais la croissance du PIB global pourrait ralentir en 2011. En 2010, la croissance du PIB a été tirée par un taux de croissance du PIB hors hydrocarbures de 6 %, grâce une bonne performance des secteurs bénéficiant du Programme d'investissements publics (PIP) (bâtiment et travaux publics et services). La production de pétrole et de gaz a encore chuté (de 2,6 %), ramenant le taux de croissance globale à 3,3 %. En 2011, une nouvelle baisse de la production dans le secteur du pétrole et du gaz, et une restriction des dépenses du PIP, pourraient ramener la croissance du PIB global aux alentours de 2,5 % ». Le FMI précise que « l'inflation reste modérée mais progresse. Après avoir été ramenée de 5,7 % en 2009 à 3,5 % au milieu de 2011 grâce à des hausses modérées du prix des aliments frais, l'inflation moyenne a progressé jusqu'en octobre 2011 pour atteindre 4,2 %. En glissement annuel, l'inflation est passée de 2,7 % à la fin de 2010 à 5,5 % en octobre 2011, en partie en raison d'une nouvelle flambée des prix des produits alimentaires frais ».
Le Fonds analyse les recettes des hydrocarbures et indique
« qu'en 2011'12, la croissance devrait demeurer solide et les cours du pétrole, qui restent élevés, devraient renforcer le solde extérieur et les recettes budgétaires de l'Algérie, mais les risques d'une hausse de l'inflation se sont accentués ». Il précise que « durant 2011 et 2012, les retombées du PIP pluriannuel sur la croissance devraient maintenir le taux de croissance hors hydrocarbures à 5 % environ. »
Jusqu'à présent, la hausse des cours internationaux des produits alimentaires de base et l'augmentation des rémunérations des fonctionnaires ne s'est pas traduite par une reprise significative de l'inflation en raison des subventions accrues des produits alimentaires de base, d'une augmentation de l'épargne des ménages, d'une plus grande demande d'importations et d'une absorption active des liquidités bancaires par la BA. En supposant que cette situation se poursuive, l'inflation pourrait se maintenir aux alentours de 4'4 % en 2011'12, mais le risque d'une hausse de l'inflation alimentée par une demande intérieure plus soutenue s'est accru.
Enfin, il souligne que « les cours du pétrole qui, selon les prévisions, devraient rester élevés » (le rapport du FMI sur les perspectives de l'économie mondiale de l'automne 2011 projetait un prix du pétrole de 103 dollars EU/baril en 2011 et 100 dollars EU/baril en 2012), devraient contribuer à maintenir un excédent du compte courant à 9,5 % du PIB en 2011 et 5,4 % en 2012, et les recettes budgétaires des hydrocarbures à un niveau supérieur de 25 à 30 % par rapport à 2010.
Les politiques budgétaires et monétaires « adoptées depuis la fin des années 90, dans le contexte d'un accroissement des recettes des hydrocarbures, ont permis au pays de connaître une décennie de croissance économique vigoureuse tout en consolidant sa position financière, avec de vastes réserves de change, une épargne budgétaire importante dans un fonds de stabilisation du pétrole (le Fonds de régulation des recettes, ou FRR) et une réduction sensible de l'endettement public et
extérieur ». Aussi, l'institution de Bretton Woods souligne également que « l'Algérie continue, cependant, à faire face à d'importants défis à relever, en particulier la nécessité de diversifier l'économie, de faire reculer le chômage des jeunes et des femmes et de répondre à d'autres revendications sociales. L'Algérie reste extrêmement dépendante de sa richesse en hydrocarbures ».
Le Fonds estime « qu'en dépit des efforts déployés par le passé, 98 % des exportations et plus des deux tiers des recettes budgétaires proviennent encore du secteur des hydrocarbures. De plus, bien que le chômage total ait sensiblement reculé au cours des dix dernières années, des revendications sociales importantes persistent, comme l'a montré la vague de troubles violents du début de 2011, exigeant notamment davantage d'emplois pour les jeunes. La lenteur et le champ des réformes structurelles engagées jusqu'à présent, ainsi que le mauvais climat des affaires, constituent toujours des obstacles importants à la diversification de l'économie et à une croissance tirée par les investissements privés et créatrice d'emplois durables ».
Risques de pressions
inflationnistes
Cette source ajoute que « la croissance de l'Algérie reste relativement forte, mais un risque de pressions inflationnistes émerge. Le PIB hors hydrocarbures est demeuré solide, mais la croissance du PIB global pourrait ralentir en 2011. En 2010, la croissance du PIB a été tirée par un taux de croissance du PIB hors hydrocarbures de 6 %, grâce une bonne performance des secteurs bénéficiant du Programme d'investissements publics (PIP) (bâtiment et travaux publics et services). La production de pétrole et de gaz a encore chuté (de 2,6 %), ramenant le taux de croissance globale à 3,3 %. En 2011, une nouvelle baisse de la production dans le secteur du pétrole et du gaz, et une restriction des dépenses du PIP, pourraient ramener la croissance du PIB global aux alentours de 2,5 % ». Le FMI précise que « l'inflation reste modérée mais progresse. Après avoir été ramenée de 5,7 % en 2009 à 3,5 % au milieu de 2011 grâce à des hausses modérées du prix des aliments frais, l'inflation moyenne a progressé jusqu'en octobre 2011 pour atteindre 4,2 %. En glissement annuel, l'inflation est passée de 2,7 % à la fin de 2010 à 5,5 % en octobre 2011, en partie en raison d'une nouvelle flambée des prix des produits alimentaires frais ».
Le Fonds analyse les recettes des hydrocarbures et indique
« qu'en 2011'12, la croissance devrait demeurer solide et les cours du pétrole, qui restent élevés, devraient renforcer le solde extérieur et les recettes budgétaires de l'Algérie, mais les risques d'une hausse de l'inflation se sont accentués ». Il précise que « durant 2011 et 2012, les retombées du PIP pluriannuel sur la croissance devraient maintenir le taux de croissance hors hydrocarbures à 5 % environ. »
Jusqu'à présent, la hausse des cours internationaux des produits alimentaires de base et l'augmentation des rémunérations des fonctionnaires ne s'est pas traduite par une reprise significative de l'inflation en raison des subventions accrues des produits alimentaires de base, d'une augmentation de l'épargne des ménages, d'une plus grande demande d'importations et d'une absorption active des liquidités bancaires par la BA. En supposant que cette situation se poursuive, l'inflation pourrait se maintenir aux alentours de 4'4 % en 2011'12, mais le risque d'une hausse de l'inflation alimentée par une demande intérieure plus soutenue s'est accru.
Enfin, il souligne que « les cours du pétrole qui, selon les prévisions, devraient rester élevés » (le rapport du FMI sur les perspectives de l'économie mondiale de l'automne 2011 projetait un prix du pétrole de 103 dollars EU/baril en 2011 et 100 dollars EU/baril en 2012), devraient contribuer à maintenir un excédent du compte courant à 9,5 % du PIB en 2011 et 5,4 % en 2012, et les recettes budgétaires des hydrocarbures à un niveau supérieur de 25 à 30 % par rapport à 2010.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)