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Raouraoua-Hannachi



Raouraoua-Hannachi
Ces deux-là ne passeront certainement pas leurs vacances ensemble. Mohamed Raouraoua et Mohand-Chérif Hannachi, deux poids lourds de la scène footballistique nationale, sont une nouvelle fois entrés en collision, avec comme lors de leur récent dérapage, des dégâts collatéraux qui risquent, pendant de longues semaines à venir de tenir le haut du pavé de l'actualité sportive au pays des Fennecs. Et chaque fois que les deux bonhommes s'échangent des amabilités par presse et communiqués interposés, la passe d'armes est violente, outrageante et sans concession.Pour être toujours le plus prompt à dégainer, le président de la JSK n'y est, franchement pas, allé de main morte, cette fois-ci encore, mitraillant impitoyablement son ancien allié de la Fédération algérienne de football. Et dire qu'il n'y a pas si longtemps que cela, les deux personnes étaient intimement liées. C'était du temps où Mohand-Chérif Hannachi pesait de tout son poids pour "aider" son ami Mohamed Raouraoua à accéder à la plus haute fonction dans le système pyramidal du football algérien. Un temps alliés, les deux responsables les plus en vue du football DZ, sont désormais opposés l'un à l'autre dans un duel qui risque de ne consacrer aucun gagnant. Surtout que les deux hommes n'en sont pas à leur premier accrochage verbal. Voilà maintenant presque quatre ans, au moment, pourtant, où la popularité d'El-Hadj avait égalé des sommets jamais atteints avant lui grâce notamment au contexte si irréel et tellement irrationnel de l'épopée qualificative à la Coupe du monde 2010, l'inamovible patron de la JSK avait sorti l'artillerie lourde. Hannachi avait lâché une véritable et insoupçonnable bombe médiatique, accusant notamment Raouraoua "d'avoir aidé le TP Mazembe lors de son séjour à Alger à l'occasion du match retour de la demi-finale de la Ligue des champions d'Afrique, de lui avoir aussi demandé de faciliter la qualification du Ahly du Caire aux demi-finales de la même Champion's League", soulignant même qu'"au moment où le président de la République félicitait la JSK pour ses résultats en C1 africaine, Raouraoua n'avait jamais assisté au moindre match de l'équipe en Coupe d'Afrique, et pis encore, il voulait arranger le résultat de la rencontre avec les Egyptiens d'Al Ahly". Loin de vouloir s'arrêter là, le président kabyle concassera même son alter ego de Dély Ibrahim en l'accusant d'avoir "spolié son club de 160 000 dollars que la FAF a déduit des primes allouées par la CAF".À cette rafale de boulets rouges, le membre du comité exécutif de la FIFA répliquera par ce qui s'apparentait à une bombe à retardement que les opposants à Hannachi utiliseront par la suite comme argumentaire pour former leur caravane visant en vain à le destituer.Le Caire, encore une foisVia la FAF, Raouraoua tancera "les propos outranciers, mensongers et grotesques" par lesquels Hannachi voulait le présenter comme un fervent avocat du Ahly du Caire, qualifiant même la démarche de l'ancien défenseur kabyle de "mascarade".Offensif, El-Hadj attaquera, de plus, Hannachi dans son jardin, dressant une comparaison riche en non-dits entre lui et "d'illustres dirigeants et personnalités d'un haut niveau de compétence et de probité qui ont édifié ce prestigieux club".En des termes crus, Raouraoua affirmera que "les motivations qui ont entraîné cette fuite en avant sont à chercher dans la panique qui a saisi le président de la JSK à la suite de la mise en place du professionnalisme en Algérie dans lequel il ne pourra trouver sa place, dans la mesure où pour le bonheur de la JSK, ce grand club qui mérite beaucoup mieux que le un (01) million de dinars de capital social et dont Hannachi s'est approprié pour 500 000 dinars, des investisseurs crédibles se sont fait connaître auprès de la FAF pour investir massivement dans le capital social de la JSK qui mérite largement un investissement à la hauteur de son histoire et de son prestigieux palmarès".Ne voyant, apparemment, plus l'utilité d'un tel ex-allié en perspective des futures échéances électorales fédérales, le puissant patron du sport-roi algérien prédira même la "fin d'une époque où Hannachi, par l'intimidation et des pratiques d'un autre âge, ?uvrait à la déstabilisation des assemblées générales de la FAF".Mais après cette pluie d'accusations réciproques, le beau temps d'une réconciliation qu'on croyait sincère dissipera les nuages aussi rapidement que l'opinion sportive a été témoin de leur amassement.Accalmie de courte durée, toutefois, durant laquelle les deux personnages s'échangeaient les louanges et qui finit par laisser place à un nouvel orage annoncé avec ce coup de tonnerre de Hannachi qui réactualisera ses accusations en direction d'un Raouraoua inculpé, à partir du... Caire, de vouloir "briser la JSK". Comment ' Pourquoi ' À quels desseins 'Pour quelle finalité ' Autant d'interrogations auxquelles aucune réponse convaincante ne semble émerger d'un quelconque bel esprit. Tout comme aucun argument ne saurait justifier ou expliquer une telle guéguerre inutile, perfide et insensée, d'autant plus que ce qui les sépare est infiniment insignifiant par rapport à ce qui les unit. Ou censé le faire.R. B.


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