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Ramtane Lamamra : "Les positions de l'Algérie sont constantes et fermes"Question du Sahara occidental



Ramtane Lamamra :
Les positions de l'Algérie par rapport à la question du Sahara occidental sont "constantes et fermes", a affirmé, hier, à Alger le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra.Les positions de l'Algérie par rapport à la question du Sahara occidental sont "constantes et fermes", a affirmé, hier, à Alger le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra.
"Les positions de l'Algérie sont constantes et fermes. Nous faisons clairement la distinction entre la question du Sahara occidental qui relève d'un problème de décolonisation et qui est entre les mains des Nations unies, et nos relations bilatérales (avec le Maroc)", a souligné Ramtane Lamamra dans une conférence de presse animée conjointement avec le ministre de la Communication, Abdelkader Messahel.
C'est la première réaction des officiels algériens au discours du roi Mohamed VI, prononcé le mercredi 6 novembre en début de soirée, à l'occasion du 38e anniversaire de l'occupation du Sahara occidental. Dans son allocution, le souverain chérifien a tenté de riposter, en accusant l'Algérie de violations systématiques des droits de l'Homme à Tindouf, où se trouvent les camps de réfugiés sahraouis.
"Le Maroc refuse de recevoir des leçons de la part de ceux qui bafouent les droits de l'Homme d'une façon systématique à Tindouf", a-t-il déclaré dans un discours télévisé retransmis par les chaînes marocaines et France 24. Mohamed VI a réitéré son attachement au plan d'autonomie du Sahara occidental et annoncé un plan de développement pour les régions du sud du Royaume. Le chef de la diplomatie algérienne n'a pas manqué de rappeler à la partie marocaine les us et usages en pratique dans les relations internationales.
Dans ce cadre, il relève que dans les relations bilatérales (algéro-marocaines), "il y a des accords et des règles de conduite, qu'elles soient écrites ou implicites, qu'elles relèvent du droit ou de notre histoire commune, qu'il ne faut pas transgresser"». Le ministre des Affaires étrangères enfonce le clou et relève que la transgression de ces accords et règles de conduite signifierait, "une faillite morale de la part de ceux qui transgressent ce genre de référents historiques". La tension verbale entre Alger et Rabat risque de monter d'un cran dans les jours qui viennent.
Ce n'est qu'une suite des joutes verbales qui ont atteint le pic à la faveur du discours lu en son nom à Abuja (Nigéria) par le ministre algérien de la Justice Tayeb Louh, le président Abdelaziz Bouteflika avait jugé "plus que jamais d'actualité" la mise en place d'un mécanisme international de surveillance des droits de l'Homme au Sahara occidental.
Auparavant, le parti Istiqlal, ex-membre du gouvernement marocain, avait demandé samedi aux autorités "de récupérer les territoires du sud-est que l'Algérie (avait) pris de force et qui comprennent notamment Tindouf", en référence à une région située en Algérie. Réaction du ministre des algérien des AE appelant les "frères marocains à la retenue" et insisté :
"Cet incident ainsi que les déclarations faites par un chef de parti politique marocain ouvertement et outrancièrement expansionnistes, sont absolument inadmissibles et irresponsables". Pour le chef de la diplomatie algérien, la déclaration de M. Bouteflika constituait seulement "un rappel de la position bien connue de l'Algérie".
Des explications qui n'ont pas, semble-t-il convaincu le Makhzen qui franchit un palier supérieur dans la détérioration des relations algéro-marocaines. Rabat rappelle son ambassadeur en poste à Alger. Pour se justifier, le souverain et les siens indiquent qu'ils n'ont pas apprécié les déclarations du président de la République au sujet des dépassements des forces de sécurité envers les citoyens sahraouis dans les territoires occupés. L'Algérie n'a pas souhaité aller vers la réciprocité en décidant de maintenir sa représentation diplomatique au Maroc.
L'Algérie prend note avec "regret" de la décision "injustifiée" du gouvernement marocain relative au rappel pour consultation de son ambassadeur à Alger, a indiqué jeudi le ministère des Affaires étrangères.
"Cette décision injustifiée constitue une escalade malencontreuse qui s'appuie sur des motifs fallacieux et attentatoires à la souveraineté de l'Algérie, dont les positions de principe sur les questions régionale et internationale ne sont susceptibles d'aucune remise en cause sous l'effet d'interférences étrangères"», a souligné la même source dans un communiqué.
«La position de principe de l'Algérie sur le nécessaire parachèvement de la décolonisation du Sahara occidental n'a jamais varié et le discours prononcé à Abuja par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, ne fait que rappeler la constance de cette position qui est non seulement connue mais largement soutenue par l'Union africaine, le Parlement européen, ainsi que par de nombreux autres acteurs internationaux», a précisé le ministère.
Le 1er Novembre, un manifestant marocain a arraché le drapeau algérien du mât du consulat d'Algérie à Casablanca que les autorités marocaines ont qualifié d'acte isolé. L'Algérie "n'accorde pas de crédit à la thèse de l'incident isolé", au lendemain de l'intrusion et l'arrachement du drapeau algérien par un individu à Casablanca, riposte le ministère algérien des AE.
"Les positions de l'Algérie sont constantes et fermes. Nous faisons clairement la distinction entre la question du Sahara occidental qui relève d'un problème de décolonisation et qui est entre les mains des Nations unies, et nos relations bilatérales (avec le Maroc)", a souligné Ramtane Lamamra dans une conférence de presse animée conjointement avec le ministre de la Communication, Abdelkader Messahel.
C'est la première réaction des officiels algériens au discours du roi Mohamed VI, prononcé le mercredi 6 novembre en début de soirée, à l'occasion du 38e anniversaire de l'occupation du Sahara occidental. Dans son allocution, le souverain chérifien a tenté de riposter, en accusant l'Algérie de violations systématiques des droits de l'Homme à Tindouf, où se trouvent les camps de réfugiés sahraouis.
"Le Maroc refuse de recevoir des leçons de la part de ceux qui bafouent les droits de l'Homme d'une façon systématique à Tindouf", a-t-il déclaré dans un discours télévisé retransmis par les chaînes marocaines et France 24. Mohamed VI a réitéré son attachement au plan d'autonomie du Sahara occidental et annoncé un plan de développement pour les régions du sud du Royaume. Le chef de la diplomatie algérienne n'a pas manqué de rappeler à la partie marocaine les us et usages en pratique dans les relations internationales.
Dans ce cadre, il relève que dans les relations bilatérales (algéro-marocaines), "il y a des accords et des règles de conduite, qu'elles soient écrites ou implicites, qu'elles relèvent du droit ou de notre histoire commune, qu'il ne faut pas transgresser"». Le ministre des Affaires étrangères enfonce le clou et relève que la transgression de ces accords et règles de conduite signifierait, "une faillite morale de la part de ceux qui transgressent ce genre de référents historiques". La tension verbale entre Alger et Rabat risque de monter d'un cran dans les jours qui viennent.
Ce n'est qu'une suite des joutes verbales qui ont atteint le pic à la faveur du discours lu en son nom à Abuja (Nigéria) par le ministre algérien de la Justice Tayeb Louh, le président Abdelaziz Bouteflika avait jugé "plus que jamais d'actualité" la mise en place d'un mécanisme international de surveillance des droits de l'Homme au Sahara occidental.
Auparavant, le parti Istiqlal, ex-membre du gouvernement marocain, avait demandé samedi aux autorités "de récupérer les territoires du sud-est que l'Algérie (avait) pris de force et qui comprennent notamment Tindouf", en référence à une région située en Algérie. Réaction du ministre des algérien des AE appelant les "frères marocains à la retenue" et insisté :
"Cet incident ainsi que les déclarations faites par un chef de parti politique marocain ouvertement et outrancièrement expansionnistes, sont absolument inadmissibles et irresponsables". Pour le chef de la diplomatie algérien, la déclaration de M. Bouteflika constituait seulement "un rappel de la position bien connue de l'Algérie".
Des explications qui n'ont pas, semble-t-il convaincu le Makhzen qui franchit un palier supérieur dans la détérioration des relations algéro-marocaines. Rabat rappelle son ambassadeur en poste à Alger. Pour se justifier, le souverain et les siens indiquent qu'ils n'ont pas apprécié les déclarations du président de la République au sujet des dépassements des forces de sécurité envers les citoyens sahraouis dans les territoires occupés. L'Algérie n'a pas souhaité aller vers la réciprocité en décidant de maintenir sa représentation diplomatique au Maroc.
L'Algérie prend note avec "regret" de la décision "injustifiée" du gouvernement marocain relative au rappel pour consultation de son ambassadeur à Alger, a indiqué jeudi le ministère des Affaires étrangères.
"Cette décision injustifiée constitue une escalade malencontreuse qui s'appuie sur des motifs fallacieux et attentatoires à la souveraineté de l'Algérie, dont les positions de principe sur les questions régionale et internationale ne sont susceptibles d'aucune remise en cause sous l'effet d'interférences étrangères"», a souligné la même source dans un communiqué.
«La position de principe de l'Algérie sur le nécessaire parachèvement de la décolonisation du Sahara occidental n'a jamais varié et le discours prononcé à Abuja par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, ne fait que rappeler la constance de cette position qui est non seulement connue mais largement soutenue par l'Union africaine, le Parlement européen, ainsi que par de nombreux autres acteurs internationaux», a précisé le ministère.
Le 1er Novembre, un manifestant marocain a arraché le drapeau algérien du mât du consulat d'Algérie à Casablanca que les autorités marocaines ont qualifié d'acte isolé. L'Algérie "n'accorde pas de crédit à la thèse de l'incident isolé", au lendemain de l'intrusion et l'arrachement du drapeau algérien par un individu à Casablanca, riposte le ministère algérien des AE.
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