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RAMADHAN ET CONSOMMATION DE DROGUE



RAMADHAN ET CONSOMMATION DE DROGUE
Pour le bureau national de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'Homme, les chiffres officiels relatifs à la propagation de la drogue dans le milieu des jeunes ne reflètent pas la réalité du terrain. Pour Houari Kaddour, secrétaire national chargé des dossiers spécialisés au sein de LADDH, l'Algérie compte plus d'un million de jeunes consommateurs de drogues.Salah Benreguia - Alger (Le Soir)La consommation de la drogue est devenue une véritable menace pour la stabilité et la sécurité du pays. C'est le constat fait par le bureau national de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'Homme qui conteste, au passage, les chiffres avancés par les pouvoirs publics.«Les chiffres officiels annoncés par le bureau national de contrôle des drogues a parlé de 350?000 toxicomanes alors que la réalité sur le terrain confirme que ce pourcentage n'est pas véridique, surtout après la propagation de la drogue dans les écoles, les universités et les quartiers populaires qui démontre que l'Algérie compte plus d'un million de jeunes consommateurs de drogues», explique la LADDH dans un communiqué parvenu hier à notre rédaction.«Ce fléau cible actuellement la plus précieuse catégorie de la nation et son énergie représentées par les jeunes, que des tonnes de drogues qui pénôtrent à partir de la frontière ouest du pays quotidiennement constituent une menace importante pour la jeunesse algérienne», selon la LADDH. Rappelant le bilan de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) qui a saisi 133 492 comprimés psychotropes durant le premier trimestre 2015, le communiqué de la LADDH plaide pour l'intensification des efforts des autorités et les acteurs de la société civile pendant le mois de Ramadhan.«Cette année encore, le phénomène se répète, malgré tous les efforts des services de l'ordre et le durcissement de la législation: la consommation du cannabis, ou plus communément la zetla, le kif, augmente durant les soirées ramadanesques, où beaucoup de jeunes s'offrent des veillées de “défonce”», selon la même source. La Ligue algérienne pour la défense des droits de l'Homme soutient, par ailleurs, que cette hausse de consommation est un danger pour le comportement social chez la tranche juvénile.Parmi les solutions proposées par la LADDH, il y a la nécessité de faire impliquer tous les acteurs de la société, de promouvoir les canaux de communication avec les partenaires (les associations — les médias — etc.) et d'installer des lieux d'attraction et de divertissement sains pour les milieux des jeunes. «L'Etat doit apporter un soutien aux associations qui sont sur le terrain, mais ceci n'est pas bien compris par les autorités. L'Etat doit s'appuyer sur les associations pour mener des actions de sensibilisation auprès des jeunes. Elles sont plus efficaces que les bureaucrates dans la sensibilisation contre la drogue. L'aspect dynamique de la consommation de drogue nécessite des éducateurs dans les quartiers», préconise plus loin la LADDH.


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