
Nous en sommes à 10 limogeages et le championnat n'en est qu'à la 10e journée du championnat de la Ligue 1. Les fusibles, dans les clubs de cette compétition, sont utilisés avec une facilité déconcertante.On veut parler de ces entraîneurs pris pour des boucs émissaires que l'on sacrifie dès qu'une bourrasque souffle sur un club. Six clubs, pour l'instant, échappent à l'hécatombe mais rien ne dit qu'ils ne viendront pas grossir la troupe de ceux qui font des entraîneurs des victimes toutes trouvées en cas de grabuge.Le grabuge en question vient de ces pseudo-supporters dont la pression sur les dirigeants de clubs est tellement importante que ces derniers finissent par lâcher prise. La notion selon laquelle nos clubs sont gérés par la rue ne s'est jamais aussi bien vérifiée. L'exemple le plus frappant est celui du Mouloudia d'Alger qui vient de se séparer de son coach Boualem Charef. Malgré tout le poids que constitue une entreprise de la dimension de Sonatrach, ce club reste à la merci de tous les trublions qui pensent qu'ils ont droit de vie ou de mort sur lui. En dépit de sa toute puissance, Sonatrach n'a pas réussi à mettre ce club à l'abri des turbulences provoquées par la rue. Un entraîneur soumis à d'ignobles invectives et insultes, des joueurs pratiquement menacés quotidiennement, voilà ce qu'endurait le groupe mouloudéen depuis que les bons résultats ont commencé à le fuir.C'est justement en poussant le bouchon trop loin en matière de pression que l'on amène l'équipe à avoir peur de mal faire jusqu'à perdre ses notions tactiques et techniques. Avant le Mouloudia, un autre club avait fait du limogeage de son entraîneur une éventualité à prendre au sérieux. Lui aussi avait subi les «ruades» de ses supporters excédés par la série de mauvaises sorties de son équipe. Ce club n'est autre que l'USM Alger qui a bien failli remercier son coach Hubert Velud avant de se raviser et concéder à celui-ci un délai jusqu'à la fin du cycle aller du championnat.L'USMA venait d'aligner quatre matches sans victoire. Elle vient de se ressaisir en remportant deux succès de suite. Nous ne disons pas que tout va pour le mieux chez elle mais force est de constater qu'avec le même entraîneur on peut toujours sortir des situations les plus complexes. Pour notre part nous nous en tiendrons à un exemple frappant, celui du CR Belouizdad des années 60. Lors de la première saison de la Nationale 1, ce club entraîné par Ahmed Arab, avait terminé la phase aller du championnat à la dernière place du classement. Au retour, avec le même coach, il avait été l'auteur d'une remontée spectaculaire qui l'avait mené à la première place et au titre de champion d'Algérie.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A A
Source : www.letempsdz.com