La transformation de la structure de la population vient du fait que par un phénomène qui reste à étudier par les universitaires, le taux de croissance démographique a chuté de façon rapide, de 3,2% en 1985 à 1,6% en 1998. Il se situe à une moyenne annuelle de 1,35% entre 2000 et 2030.
En fait, il y a présentement trois hypothèses de travail : la basse avec 1,21%, la haute avec 1,49% et la probable avec 1,35%. Une chute aussi brutale transforme nécessairement la structure de la population classée en trois classes : 0-15 ans ; 16-59 ans ; au-delà de 60 ans. L'évolution de la structure démographique 2000-2030 se présente comme suit :
En 2000 :
0-15 ans : 10,31 millions, 33,92%
15-59 ans : 18,20 millions, 59,27%
60 ans et plus : 2,06 millions, 6,80%
En 2030 :
0-15 ans : 10,44 millions, 22,97%
16-59 ans : 28,56 millions, 62,84%
60 ans et plus : 6,68 millions, 14,70%
Ainsi, la population de 0-15 ans passe de 10,31 millions en 2000 à 10,44 millions en 2030, soit une augmentation de 103 000 personnes en 30 ans. C'est une quasi-stagnation. Sa place dans la population totale tombera de 33,92% en 2000 à 22,97% en 2030. C'est une chute importante.
Au contraire, la population de 16 à 59 ans passe de 18,20 millions en 2000 à 28,56 millions en 2030, soit une augmentation de 10,36 millions en 30 ans.
C'est une forte augmentation.
Sa place dans la population totale montera de 59,27% en 2000 à 62,84% en 2030.
La population de 60 ans et plus passe de 2,06 millions en 2000 à 6,68 millions en 2030, soit une augmentation de 4,62 millions en 30 ans. C'est plus que le triplement des effectifs de cette classe de populations. Ce que l'on peut retenir de cette nouvelle structure démographique, c'est qu'il y a une opportunité extraordinaire pour réussir une réforme du système éducatif dans les enseignements primaire et moyen. C'est ce que nous essaierons de démontrer dans les prochaines contributions.
Mais il faut bien considérer qu'aucune initiative ne pourrait réussir sans le changement du système de gouvernance pour mettre la rente au service du développement du pays et la protection des personnes, au lieu de la laisser au service de la prédation et de la corruption.
À jeudi prochain. Entre-temps, débattons sur les meilleurs moyens d'avancer vers un avenir de progrès et de prospérité pour tous les algériens.
À la tentation du pessimisme, opposons la nécessité de l'optimisme !
A. B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ahmed Benbitour
Source : www.liberte-algerie.com