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Quelle orientation pour les relations économiques algéro-françaises '



Quelle orientation pour les relations économiques algéro-françaises '
Quel avenir pour les relations économiques algéro-françaises après l'arrivée de François Hollande à la présidence de la République ' Le nouveau locataire du palais de l'Elysée, profitant des différentes dates symboliques du pays, a déjà envoyé plusieurs signaux d'«apaisement» à l'Algérie. Mais les questions de fond se posent toujours et avec acuité, notamment sur le plan économique. Des deux côtés, la volonté affichée est orientée vers la dynamisation de partenariats mutuellement bénéfiques. Outre le déséquilibre de la balance commerciale en faveur de la France qu'il faudrait revoir, pour l'Algérie, plusieurs dossiers sont toujours en attente. Le plus en vue est celui de Renault dont les annonces contradictoires ont noyé le projet qui s'éternise dans les négociations. Bien que des avancées aient été enregistrées sur ce plan, il n'en demeure pas moins que les attentes sont grandes. Pour l'Algérie, c'est déjà un marché local de près de 5 milliards de dollars, c'est aussi un créneau vierge qui pourrait à terme créer des milliers d'emplois directs et indirects. Il s'agit donc d'un secteur stratégique. Du coté français aussi, pas question de perdre le marché automobile algérien, dont le constructeur Renault occupe la première place en termes de ventes. Une raison qui inciterait les nouveaux dirigeants français à maintenir le projet en route mais aussi à le faire avancer bien que la situation économique de l'Europe fait que les relocalisations des entreprises soient une priorité pour Hollande.Parmi les priorités des relations entre les deux pays, figure le transfert du savoir-faire et technologique par l'implantation des entreprises jusque-là exportatrices. Ce qu'a toujours demandé l'Algérie. Ce point a été déjà abordé à maintes reprises par l'envoyé spécial de l'ex-président Nicolas Sarkozy, Jean Pierre Raffarin qui a réussi à faire des avancées pour les 12 projets en suspens entre les deux pays. Selon certains observateurs, François Hollande compte maintenir le même cap avec l'Algérie en prônant un partenariat «gagnant-gagnant», cependant la situation qui prévaut dans le Vieux continent pourrait «imposer» de nouveaux éléments aux relations économiques bilatérales. En ce sens que les entreprises françaises seront fortement soutenues par l'Etat dans leur recherche de nouveaux marchés et investissements.Hollande qui n'a pas encore dévoilé les détails de sa politique pour ses partenaires de la rive sud de la méditerranée a, tout de même, tracé les grandes lignes lors de sa compagne électorale. Selon ses différentes déclarations, le nouveau président français attache «une grande importance aux relations avec ces pays où la France dispose de grands intérêts économiques, en plus des profonds relais culturels entretenus de part et d'autre depuis des générations». Pour l'Algérie, il veut aussi «assainir, normaliser, apaiser et améliorer les relations» entre les deux pays. A rappeler enfin que la présence des entreprises françaises en Algérie ne cesse de se renforcer, particulièrement après le lancement des différents plans de relance économique. Selon les chiffres disponibles, elles sont près de 400 entreprises à s'implanter sur le marché local employant près de 40 000 personnes.
S. B.


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