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Quel sort sera réservé aux 100 logements LSP '



Quel sort sera réservé aux 100 logements LSP '
D'aucuns s'interrogent sur le sort qui sera réservé au projet de 100 logements LSP de Dergana, commune d'Aïn Taya dont les travaux n'ont pas démarré depuis 2008 ' Les souscripteurs ne cachent plus leur désarroi à propos d'une cité qui n'a pas encore vu le jour depuis plus de 7 ans. Les multiples démarches entreprises auprès du promoteur et des autorités locales et la multitude de réunions tenues à ce propos sont restées vaines. Les promesses à répétition du promoteur quant à la construction des immeubles, voire la remise des clefs aux bénéficiaires dès le mois de juin dernier, ont fini par déconcerter les postulants à une "cité fantôme"... Attribué en 2008 par la Direction du logement au promoteur Noureddine Lakelak, le projet devrait être livré, selon eux, dans un délai de 18 mois. Or, déplorent ces postulants, l'édification de cette cité n'a pas été entamée à ce jour. Pourtant, avouent-ils, "nous avons effectué en août 2008, en guise d'avance, un premier versement de 1 million de dinars chacun."Une somme suffisante, jugent-ils pour démarrer le projet. Le terrain n'a, cependant, pas franchi l'étape de la viabilisation déplorent ces demandeurs de LSP, pères de famille et dont la plupart vivent dans la promiscuité avec leurs parents. Le promoteur avait expliqué que les procédures de transfert de l'assiette de terrain en question, du domaine agricole vers l'urbanisable et le cadastre, a pris 4 ans au lieu des 60 jours exigés par le wali à l'administration compétente."Nous n'avons pu avoir le terrain qu'en 2012", déclarait M. Lakelak, qui précisait que les études géotechniques avaient révélé la nature "presque inconstructible" du sol nécessitant, de ce fait, "des fondations spéciales et des infrastructures spécifiques". La première étude, selon lui, avait indiqué que le bon sol se trouve à moins de 12 mètres de profondeur. L'autre contrainte évoquée par l'architecte est liée la situation du site près d'une faille sismique qui l'a obligé à réaliser, soulignait-il, quatre autres études avec trois laboratoires tel qu'exigé par le CTC. "La synthèse de ces études nous a amenés à construire le projet sur un radier général à moins de 12 mètres de profondeur sur toute l'assiette d'une superficie d'un hectare", relevait-il. Il avait également soulevé d'autres contraintes liées aux "résidents des bidonvilles, des constructions illicites et des indus occupants qui ont fait de ce terrain leurs fosses septiques en y déversant leurs égouts à longueur d'année". Le glissement qu'a subi le terrain sur 100 mètres et une hauteur de 10 mètres, arguait-il, n'a fait que compliquer davantage la situation. Mais à toute cette panoplie de problèmes, M. Lakelak avait trouvé les solutions idoines et s'était engagé pour que ces bénéficiaires habitent leurs logements au mois de juin 2015. Aujourd'hui, force est de constater, affirment les bénéficiaires dans une lettre ouverte au président de la République, que le terrain sur lequel sera bâti le projet reste encore vague...


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