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Que se passe-t-il vraiment '



Que se passe-t-il vraiment '
A l'instar d'autres wilayas du pays, Alger connaît depuis quelques jours des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre.Depuis deux jours, la wilaya d'Alger connaît un mouvement de panique. Le mouvement ne s'est produit que dans quelques communes, mais le risque de propagation reste important, surtout quand on sait que d'autres wilayas se sont embrasées, à l'instar de Béjaïa, qui a connu 24h de terreur, avec des routes bloquées, des magasins pillés puis incendiés.A Alger, la commune de Aïn Benian s'est embrasée, les habitants sont descendus dans la rue afin de protester contre la nouvelle loi de finances et dénoncer la cherté de la vie. Les routes principales de la commune ont été barrées, nous rapporte un chauffeur de taxi, «de Bains romains, jusqu'au cimetière de Aïn Benian, une importante foule s'est concentrée et la route a été bloquée avec des pneumatiques enflammés et des pierres».D'après ses propos, les forces spéciales de la gendarmerie sont intervenues afin de rétablir le calme, mais la tension était palpable, d'après les propos de notre interlocuteur. Pendant la nuit dernière, l'autoroute de Ben Aknoun conduisant vers Zéralda a été également mouvementée. Des dizaines de convois de police éclairaient la route avec leur s phares et les sirènes retentissaient à travers le paysage. Bachdjerrah, commune connue pour le nombre important de sa population a également été le théâtre de manifestations houleuses.De nombreux jeunes ont occupé l'avenue principale pour manifester. A Tixeraïne, quartier calme et qui grandit, on a constaté que la police a mis en place un important dispositif dissuasif, prêt à résoudre le moindre problème si toutefois quelque chose arrivait. En revenant sur les faits qui se sont produits, tout a été déclenché par la fermeture de plusieurs magasins.Ces derniers ont suivi un mouvement de grève étonnant. Pourquoi lancer un mouvement de grève anonyme ' Car il faut savoir qu'aucun organe officiel ou association n'a lancé cette initiative qui n'a également été suivie que très peu a travers la capitale. Certains confrères de la presse algérienne parlent d'une forme de manipulation, qui pourrait rapidement s'aggraver si les esprits ne restent pas calmes.En revenant aussi sur les acteurs principaux de ces manifestations, beaucoup d'entre eux sont des jeunes. Des jeunes ne dépassant pas les 20ans. Que cherchent-ils à prouver ' Sont-ils vraiment conscients de ce qu'ils font et qui est le chef d'orchestre qui tire les ficelles de cette scène pour le moins chaotique ' Ce sont là quelques questions que se sont posées beaucoup d'Algérois hier matin.D'autres ont également tiré la sonnette d'alarme pour dénoncer des agissements irréfléchis, «c'est tout à fait normal de protester et de revendiquer ses droits, mais il ne faut pas automatiquement pencher vers la violence et devenir un casseur. Pourquoi faut-il toucher les biens de quelqu'un qui vit la même chose qu'eux au quotidien ' Les manifestations ne sont pas une bonne occasion pour brûler, dégrader, voler et incendier», dit Adlen. Notre interlocuteur mentionne les pays européens qui vivent la crise mais ne cèdent pas automatiquement à la violence. En ce moment, beaucoup d'Algérois vivent dans l'incertitude et l'inquiétude.Certains se disent favorables à plus d'action, tandis que d'autres cherchent à instaurer la paix et voir aussi le calme regagner les esprits. Les décisions qui seront prises dans les prochains mois seront décisives et les Algérois espèrent des décisions plus terre à terre, qui aideront les citoyens, surtout les plus défavorisés.
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