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Que doit-on retenir du Salon international de l'automobile ' La 15e édition se termine dans l'euphorie



Que doit-on retenir du Salon international de l'automobile '                                    La 15e édition se termine dans l'euphorie
Photo : M. Hacène
Par Youcef Salami
La 15e édition du Salon international de l'automobile d'Alger s'est terminée hier dans l'euphorie, à la satisfaction des concessionnaires, tous les concessionnaires, asiatiques, américains et européens. Normal, le bilan des ventes (les intentions d'achat et les achats fermes) est bon, dépassant même les projections qu'ils ont arrêtées. Il faut dire qu'au plan commercial, la 15e édition est meilleure, elle est nettement différente de la 14e, organisée, elle, dans le sillage de la suppression du crédit à la consommation dont le crédit automobile constitue l'essentiel. Pour cette 15e édition, les acheteurs se bousculaient devant les stands, une aubaine pour des concessionnaires à la recherche de profit dans une Algérie généreuse, dopant les salaires, parce que la conjoncture le nécessitait. Des gains salariaux majorés, des indemnités réajustées et des rappels débloqués, l'épargne des Algériens est captée par des concessionnaires très à l'aise sur le plan financier parce qu'ils gagnent plus d'argent qu'ils n'en déboursent, dans un pays peu regardant sur l'investissement, quoi qu'on en dise. L'amélioration, fut-elle discutable, du pouvoir d'achat des Algériens, les concessionnaires l'ont, de toute évidence, intégrée dans leurs tablettes. L'Algérien a de l'argent, c'est un acheteur potentiel, et cela les concessionnaires le savent. C'est pourquoi d'ailleurs, les remises proposées, à la faveur de cette 15e édition, étaient insignifiantes, en comparaison aux offres alléchantes, dont ils se faisaient les promoteurs avant l'instauration du crédit automobile. Finalement, tout a changé, y compris le service après-vente et les modalités d'achat. Selon l'association de défense des droits des consommateurs, des réclamations lui ont été transmises par une centaine de clients dont certains se plaignaient de n'avoir pas pu réceptionner les véhicules dont ils ont payé le prix dans les délais de rigueur, une anomalie dont les concessionnaires ne s'avouent jamais fautifs. Et puis, est-il normal que les concessionnaires transforment un salon réputé international en une foire, une manifestation dédiée, et le mot n'est pas fort, à des transactions commerciales, où le client est invité, et c'est arrivé, à s'acquitter de plus de dix pour cent du prix du véhicule ' Cette autre anomalie, des concessionnaires la cachent, parce qu'ils veulent des achats fermes, une comptabilité commerciale qui fasse plaisir à la maison mère, qui, elle, vit peut-être des difficultés, et qui n'arrive pas à placer des véhicules sur des marchés en crise, du fait de la conjoncture dans les pays développés. Pareilles carences, on en parlera peut-être moins, lors de la 16e édition. Mais dans l'intervalle, la plupart des Algériens continueront de se débrouiller comme ils peuvent, pour s'acheter des véhicules et l'Etat continuera à en importer. L'Algérie a importé 390 140 véhicules en 2011 contre 285 337 véhicules en 2010, une hausse de 36,73%. Ce relèvement est dû essentiellement à l'augmentation de plus de 37% des importations des concessionnaires. La facture des importations des véhicules a ainsi augmenté de 30,85%, passant de 270,66 mds de DA en 2010 à 354,17 mds de DA en 2011 (près de 4,8 mds de dollars au taux de change fixé par la loi de finances de 2011). La quarantaine de concessionnaires présents en Algérie ont importé 365 948 véhicules en 2011 contre 265 859 véhicules, une hausse de 37,65%, pour une valeur de 322,24 mds DA (+32,70%), contre 242,83 mds DA en 2010. Les importations des véhicules par les particuliers ont également connu une hausse en termes de nombre et de valeur. Elles sont passées de 19 478 unités en 2010 à
24 192 véhicules, soit une hausse de 24,20%. Le montant a également évolué, passant de 27,83 mds DA en 2010 à 31,93 mds DA, une hausse de 14,72%.
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