
Les menaces de sanction, voire de radiation ne les font pas fléchir.Ni d'ailleurs la décision du ministre de reporter la date des examens de fin d'année (baccalauréat, BEM et fin du cycle primaire). Ce dernier avait déclaré : «Trois semaines de grève c'est beaucoup. Il est impossible de rattraper les cours après trois semaines de grève. Si celle-ci se poursuit encore, je vais devoir prendre la décision de reporter la date des trois examens finaux», déclaration faite hier, au lycée Hassiba-Ben Bouali (Alger), en marge d'un séminaire national sur la réforme du service public.Le ministre agirait ainsi pour éviter, semble-t-il, l'année blanche.Pourtant, toutes les donnes convergent vers cette appréhension. «Ça va être une année blanche. Il ne reste pas grand-chose du deuxième trimestre, alors que le troisième sera marqué par deux évènements majeurs, qui sont l'organisation de la présidentielle et les matchs de la Coupe du Monde. Il sera vraiment difficile de faire accepter aux parties concernées cette idée de reporter les examens nationaux», estiment des citoyens, intrigués par la reconduction de la grève pour la quatrième semaine consécutive. Eux aussi accusent les syndicats autonomes de «désobéissance civile». La même expression utilisée hier par le ministre, qui insistait sur le fait que la grève a été déclarée illégale par la justice et que certaines revendications ont été satisfaites, mais que les autres ne sont pas recevables parce que non concevables. La situation se corse et les parents s'en inquiètent.C'est l'impasse et le pourrissement. Les deux parties en conflit campent sur leurs positions. C'est à se demander ce qui motive réellement les uns et les autres pour se décider ainsi à maintenir le flou et l'inquiétude, interrogent certains. Quoi que disent les parents- pas tous car, aussi paradoxal que cela puisse paraître, d'autres parents soutiennent vivement la démarche des enseignants en grève et pas seulement leurs revendications- le mouvement est soutenu par d'autres parties, principalement des syndicats autonomes.Ceux de l'Intersyndicale de la Santé l'ont clairement exprimé la semaine dernière. L'intersyndicale de la Santé est composée du Snpsp (Syndicat national des praticiens de la santé publique), le Snpssp (Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique) et le syndicat des psychologues. Ces trois syndicats se réuniront prochainement avec d'autres pour annoncer, éventuellement, eux aussi, leur reprise de l'action protestataire. Voilà une autre année des plus difficiles pour les deux secteurs de l'éducation et de la santé. Il est fort possible que celui de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique soit, lui aussi, fortement perturbé.K. M.Lire également page 6
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karima Mokrani
Source : www.latribune-online.com