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Quatre ans après la révolution du jasmin



Quatre ans après la révolution du jasmin
De Tunis, Kamel M'RabetHier, haut cadre du ministère de l'Intérieur, Mohamed-Ali Laroui sera auditionné bientôt par la justice.Démis, lundi, de ses fonctions de porte-parole de ce département, Laroui fait l'objet d'une plainte pour diffamation déposée par un inspecteur général du ministère de l'Intérieur. Serait-ce la raison qui aurait conduit à ce limogeage 'Le ministère n'en dit pas mot. Cependant, cela laisse penser qu'au sein du ministère de l'Intérieur, tout ne baigne pas dans l'huile.D'autres actes, souvent qualifiés «d'isolés», viennent confirmer une telle supposition. En effet, un diplomate sénégalais, en poste à l'ambassade de son pays à Tunis, a été tabassé à l'aéroport international de Tunis-Carthage. Quel que soit le motif, un diplomate a droit à certains égards que les policiers de l'aéroport ignoraient en interpellant le diplomate qui, selon la presse sénégalaise, n'était pas dans son tort. Une affaire de plus qui vient éclabousser les relations de la Tunisie avec des pays tiers et qui prouve, si besoin est, que le ministère de l'Intérieur a beaucoup à faire pour créer une police «républicaine» comme le recommande la Constitution.Par ailleurs, au cours d'une conférence de presse, le ministre de l'Intérieur a annoncé certaines mesures suite à l'instauration de l'état d'urgence. Il s'agit du déploiement d'agents armés autour des hôtels, l'organisation, bientôt à Tunis, d'un atelier regroupant des pays européens, d'une protection armée des lieux de culte non musulmans. Il a, dans ce contexte, insisté sur la détermination à respecter toutes les libertés, en particulier la liberté de presse et d'expression. Cependant, l'annonce de l'état d'urgence a été différemment commentée par les partis politiques et les organisations nationales.La centrale syndicale s'est élevée contre cette décision estimant que dans son discours, le chef de l'Etat aurait dû parler plus de la situation en Libye que du climat social en Tunisie pour justifier sa décision. A l'opposé, la centrale patronale (Utica) applaudit l'instauration de l'état d'urgence. Cela aidera à rétablir la sécurité, condition sine qua non pour attirer les investissements étrangers en particulier.De son côté, le premier responsable de l'Observatoire de la liberté de la justice estime inopportune une telle décision qui représente un risque certain pour les libertés.Dans le même cadre, certains partis politiques de second ordre ont exprimé leur rejet de l'instauration de l'état d'urgence. Toutefois, le président de la République ne semble pas en faire cas puisqu'il bénéficie de l'appui du parti islamiste Ennahdha de Rached Ghannouchi.Cependant, le citoyen qui demeure à l'écoute des responsables en ce qui concerne l'évolution de la situation sécuritaire dans le pays bénéficie d'une accalmie au niveau du couffin de la ménagère. En effet, les efforts déployés par les services du ministère du Commerce ont porté leurs fruits.Depuis plusieurs années, les prix n'ont pas connu une baisse aussi substantielle que celle enregistrée au cours de la première quinzaine du mois de Ramadhan. Cette baisse est, selon les services concernés, de 5%. A la grande joie des pères de famille.


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