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Quand les salles de cinéma se transforment en opéras en Algérie



Quand les salles de cinéma se transforment en opéras en Algérie
Le groupe français Gaumont a annoncé hier que Pathé s'était engagé à racheter sa part de 34% dans la société d'exploitation, les Cinémas Gaumont Pathé pour un montant de 380 millions d'euros. Rien que ça!!! Créé en 2001 par le regroupement de l'exploitation des salles de cinéma de Gaumont et de Pathé, les cinémas Gaumont Pathé sont présents en France, aux Pays-Bas, en Suisse et en Belgique. Le circuit compte 108 cinémas, 1076 écrans et ses salles ont accueilli près de 67 millions de spectateurs en 2016. En cas de réalisation de la cession, le paiement des 380 millions d'euros serait échelonné: la moitié du prix serait payé à la conclusion de la cession et le solde en trois versements d'égal montant les 30 juin 2018, 30 juin 2019 et 30 juin 2020, précise Gaumont dans un communiqué. Cette opération démontre que les salles de cinéma ont encore de l'avenir devant elles, malgré la concurrence du numérique et de la vidéo en ligne comme Netflix. En Algérie, on est toujours un monde à part. Le pays des 400 salles à l'indépendance, souffre d'une mauvaise gestion des salles obscures. Les avant-premières se font dans un opéra, les salles de cinéma sont transformées en salles de spectacles et bientôt à l'approche de la campagne électorale, en salles de meetings politiques. Les rares distributeurs qui travaillent sur le marché algérien, louent des salles et amphithéâtres des grands hôtels cinq étoiles, alors que les salles de cinéma sont fermées. A Alger, les rares salles de cinéma qui activent sont détournées de leur vocation. Ainsi la salle Ibn Zeydoun reste la seule salle polyvalente de l'Oref. Le cinéma est occasionnel dans cette salle qui a survécu au terrorisme et à l'intégrisme. Il y a les salles de l'APC d'Alger-Centre. Depuis le départ du président de l'Opca, Lamarti, elle a perdu son orientation. L'Algeria qui était dirigé par un colon juif, a perdu de la prestance. Tout comme le cinéma ABC, le Debussy ou encore le Chihab, la salle El Mouggar en rénovation ne risque pas de diffuser des films algériens, puisqu'elle s'est présentée comme un nouveau distributeur de films français, affilié à Studio Canal+. La salle Ibn Khaldoun qui est réputée être une salle de concerts de musique symphonique est devenue la seule salle à diffuser les derniers films américains ou étrangers. Une diversité culturelle qui a conduit les salles de cinéma algériennes à la désuétude. Et dire que Gaumont a failli décrocher des salles de cinéma en Algérie. A l'époque, Mohamed Lakhdar Hamina était le plus important responsable de cinéma en Algérie avec l'Oncic qui allait conclure un contrat avec le distributeur français, mais des mouvements de cinéastes, opposés au libéralisme de l'industrie cinématographique algérienne, ont bloqué cette opération. Une trentaine d'années après, le résultat est affligeant.[email protected]/* */
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