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Quand les joueurs accentuent le mal



Quand les joueurs accentuent le mal
En plus de tous les marasmes tels que la violence, l'arbitrage, la crise financière, joueurs et entraîneurs impayés, montée au créneau des supporters, luttes intestines... qui caractérisent le football algérien, le limogeage des entraîneurs est devenu désormais monnaie courante. Néan-moins, cette nouvelle saison a ramené avec elle du nouveau en matière de valse des entraîneurs. Après les subterfuges que l'on connaît déjà et généralement usés par les présidents de club, à savoir « séparation à l'amiable », « le coach a émis le v?u de partir », « l'entraîneur a été écarté pour mauvais résultats », « les supporters ont contraint le coach à rendre le tablier »..., cette fois, ce sont les joueurs qui décident du sort de leur entraîneur. Cela a été vérifié de surcroît en sélection nationale algérienne qui a vu Milovan Rajevac viré par Feghouli, Brahimi et consorts, trois mois seulement après son installation. Un diktat imposé par les joueurs, évoluant à un très haut niveau à l'étranger, censés donner un exemple de correction et de professionnalisme à leurs compatriotes exerçant dans le championnat national. Mais malheureusement, chez nous, c'est la mauvaise attitude de nos pros qui a été prise comme modèle à reproduire dans nos clubs et la copie conforme nous vient du club le plus titré d'Algérie qu'est la JS Kabylie. En effet, le coach des Canaris, Kamel Mouassa, a été éjecté de son poste d'entraîneur par ses joueurs. Ces derniers ont contesté son attitude pas très « posée » envers eux et sa méthode de travail dépassée. Une sortie totalement inattendue par un entraîneur ayant fait ses preuves au fil de sa carrière. D'ailleurs, pour ceux qui ont la mémoire courte notamment ces mêmes joueurs, voire leur majorité, qui pataugeaient la saison dernière dans les profondeurs du classement, ont terminé le championnat sur le podium après la venue de Mouassa à la barre technique. Le comble, c'est qu'après cette performance, personne dans le camp des joueurs n'avait contesté le comportement ou la méthode de travail du coach ! C'est le cas aussi de l'ex-sélectionneur national Rajevac qui, après avoir atomisé le Lesotho lors de son premier match à la tête des Verts, même si cet adversaire n'est guère une référence en matière de football, personne n'avait remis en cause ses compétences, sa méthode et ses choix. Il faut dire que cette histoire de vestiaire a été déjà vécue par un club algérien, à savoir l'USM Alger, dont le départ de Adel Amrouche avant l'entame même du championnat aurait été provoqué par certains joueurs.Cela dit, cette nouvelle façon de faire dans nos clubs pour se débarrasser d'un coach est venue accentuer la valse déjà importante dans notre football mais ne mesurant guère la gravité de la chose, aucun de nos responsables n'a levé le petit doigt pour s'y opposer ou du moins dénoncer cette pratique. Un air de complicité, nous dit-on !
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