Alger - A la une

Quand les jeunes séduisent



Après les fonds d'investissement, place aux business angels! Les investisseurs algériens semblent avoir, enfin, décidé de prendre des risques en finançant des start-up.Un événement a été organisé dans ce sens, mercredi dernier, par Casbah Business Angels (CBA), un groupe d'investisseurs algériens basé en Algérie et à l'étranger. Six porteurs de projets ont «pitché» devant ces investisseurs privés dans le but de les convaincre de financer le développement de leurs entreprises. Il s'agit des start-up «Youchoze», une plateforme qui propose des services de réparation et d'aménagement à domicile, de «Bricoula», une solution de gamme de services à domicile pour tous types de travaux et de maintenance ou encore «RestOne», une plateforme de gestion de la restauration et de l'hôtellerie. Il y a avait également l'application «Antigaspi», une «App» mobile qui propose des denrées alimentaires arrivant à leurs dates limites de consommation, de «Dash-BI», un portail analytique au service de toutes les PME et de «Medatic», un fournisseur de solutions innovantes pour la santé et la sécurité des patients. Des projets fort intéressants qui montrent le potentiel des start-up algériennes, porteuses d'idées qui ne demandent qu'a «éclore».
Une belle initiative donc, mais qui reste insuffisante. Six projets, qui ne seront pas tous financés, sont une goutte d'eau dans un océan. Certes, les organisateurs annoncent que cet événement sera suivi de trois autres, tout au long de l'année en cours, à raison d'un par trimestre. Toutefois, ce genre d'initiatives devrait être plus régulier. D'autres investisseurs doivent prendre l'exemple de la CBA. Comme l'a précisé le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de l'Economie de la connaissance et des Start-up, Yacine El Mahdi Walid, le secteur privé devait, aussi, avoir un rôle important dans le financement des start-up, comme c'est le cas partout, à travers le monde. «Raison pour laquelle notre département accompagne CBA pour faire bénéficier des start-up issues de différentes régions de l'Algérie de financements d'investisseurs privés, avec des mécanismes adaptés à ce type de projet», a-t-il souligné.
Le ministre rappelle que «l'Algérie a diversifié les moyens de financement, avec la création, notamment, d'ASF qui propose un nouveau mode de financement des start-up basé sur le capital risque». Toutefois, cela reste insuffisant pour financer toutes ces jeunes entreprises. D'où l'importance des business angels.
«L'ASF ne suffit plus à couvrir les besoins du marché et les business angels sont de véritables partenaires pour accompagner les start-up qui ont besoin de toutes les énergies», soutient le directeur général de ce fonds, Ahmed Haftari.
Cette initiative doit donc servir d'exemple pour attirer davantage d'investisseurs dans tous les domaines, car ces start-up peuvent être l'avenir de l'économie algérienne. C'est ce qui a poussé les membres de Casbah Business Angels à miser leur temps et leur argent sur les jeunes porteurs de projets.
«Nous collaborons avec les institutions étatiques et les organismes d'accompagnement, tels que les incubateurs, les accélérateurs (comme Algeria Venture), les maisons de l'entrepreneuriat, les écoles supérieures et les universités algériennes et l'ASF»,
précise-t-elle.
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