Alger - A la une

Quand les Chambres de commerce se parlent



Laïd Benamor
Laid Benamor a répondu, hier, au chargé des Affaires internationales de la Chambre de commerce des Etats-Unis, Myron Brilliant.
D'égal a égal. Le vice-président exécutif, chargé des Affaires internationales de la Chambre de commerce des Etats-Unis, Myron Brilliant, a parlé. Il a critiqué une disposition dans le Code du commerce algérien. Le président de la Chambre algérienne du commerce et d'industrie (Caci), Laïd Benamor a répondu. Il a rejeté les critiques américaines. Et le débat entre les deux Chambres de commerce s'installe. Avant d'anticiper sur les résultats de cet échange au goût sucré-salé et qui aboutira certainement à des résultats, de quoi s'agit-il exactement' tout simplement de la fameuse règle dite des 49/51%. Animant un point de presse au siége de l'ambassade américaine à Alger, Myron Brilliant a affirmé sans sourciller comme tout Américain audacieux, que «la Chambre de commerce ne soutient pas ce type de politiques restrictives, car elles n'encouragent pas l'investissement étranger, freinent l'innovation et l'entrée de nouvelles technologies». L'argument est irrecevable, réplique Laïd Benamor. «Ce ne sont que des excuses que nous n'acceptons pas», a-t-il répondu hier, dans le coulisses de l'hôtel El Aurassi à Alger, en marge du Forum économique sur les opportunités d'affaires. «Les sociétés américaines du secteur pétrolier réalisent des bénéfices en Algérie.
Les entreprises étrangères et algériennes réalisent en Algérie des taux de croissance à deux chiffres. Pourquoi les Américains, eux, ne le font pas'», s'est interrogé le président de la Caci. Pourtant, les Américains se découvrent dans le marché algérien. Ils sont en effet au rang de président en puissance dans le domaine énergétique, mais à ce niveau il s'agit des grands groupes pétroliers, de véritables mastodontes que la règle des 51/49%, ne dérange pas. En revanche, ce sont les petites et moyennes entreprises américaines que semble déranger cette règle. Est-ce à dire que les PME américaines ont un oeil sur le marché algérien aux perspectives intéressantes' Tout semble le confirmer. D'ailleurs, les Américains, qualifient à juste titre, l'Algérie de hub commercial incontournable pour les marchés d'avenir, notamment en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Outre le secteur de l'énergie, où ils sont déjà présents depuis de longues années dans notre pays, les acteurs économiques américains entendent booster des filières jusque-là laissées en friche, telles que l'agroalimentaire, sinon celles bien actuelles et au potentiel porteur telles que les TIC et le e-payement. Ce sont là les grandes lignes de la nouvelle stratégie US sur le sol algérien, lesquelles ont été rappelées par Myron Brillant, le vice-président exécutif, chargé des Affaires internationales de la Chambre de commerce américaine, une instance mondialement connue et au palmarès bien rempli en matière de lobbying et d'influence à l'échelle internationale, notamment pour sa force de proposition qui lui a valu la reconnaissance de bien des Etats comme le Vietnam durant les années 1970.
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