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Quand les banques françaises arnaquent les Algériens... Crédit Lyonnais, Vauban Humanis, ARRCO et Malakoff



Quand les banques françaises arnaquent les Algériens... Crédit Lyonnais, Vauban Humanis, ARRCO et Malakoff
Des centaines de milliers de retraités algériens se sont vus subtiliser une participation de 7,17 euros de leurs comptes pour chaque opération de retrait.Des centaines de milliers de retraités algériens se sont vus subtiliser une participation de 7,17 euros de leurs comptes pour chaque opération de retrait.
ARRCO, Vauban Humanis, Crédit Lyonnais, Malakoff Médéric, voici quelques noms de banques et compagnies d'assurances françaises où près d'un million deux cent mille retraités algériens ont un compte bancaire. Il s'agit des retraités qui ont travaillé durant une époque donnée en France. Ces derniers ont bénéficié, en contrepartie, de leur carrière professionnelle d'une pension ou d'une allocation de retraite complémentaire.
Ces centaines de milliers de retraités algériens se sont vus subtiliser une participation de 7,17 euros de leurs comptes pour chaque opération de retrait effectuée. En effet, beaucoup de retraités algériens ont été destinataires d'une correspondance, datée du 30 novembre 2012, émanant de l'établissement financier, Malakoff Médéric, qui exige des retraités algériens des frais exorbitants pour chaque opération de retrait.
Dans cette lettre, la banque française a refusé de faire un transfert de compte d'une banque française vers une banque algérienne. « Nous vous informons qu'à partir du 1er janvier 2011, chaque institution prélèvera une participation aux frais de mandat sur les allocations qu'elle sera amenée à vous servir au moment de chaque échéance. Il s'agit de frais fixes dont le montant varie selon le pays destinataire des mandats », peut-on lire sur cette correspondance.
Il est également prescrit dans cette lettre adressée à chaque retraité algérien qu'« en ce qui concerne les retraités algériens, cette participation s'élèvera à 7,17 euros par opération effectuée. Par comparaison, si ces retraités sont payés par virement sur un compte bancaire, leur participation serait de 5,98 euros. Quant aux allocations payées sur un compte bancaire ouvert en France, elles sont exemptes de frais ».
Un grand manque à gagner pour les banques algériennes
Les banques françaises exigent des retraités algériens d'avoir un compte bancaire en France. Si un retraité algérien décide d'ouvrir un autre compte au niveau d'une banque algérienne, telles que la BDL, la BADR ou la BNA, les banques françaises vont lui « subtiliser » près de 8 euros pour chaque pension ou allocation. Une arnaque, expliquent les banquiers du pays.
Selon ces derniers, l'Algérie perd chaque mois une somme de 2 à 3 milliards d'euros qui sera en contrepartie récupérée par les banques françaises. Autrement dit, les banques publiques algériennes devraient avoir des liquidités en devises si les retraités algériens y ont leurs comptes bancaires. Un vrai gâchis pour nos banques publiques.
Ce n'est pas tout. En effet, elles exigent de manière urgente des retraités algériens de s'adresser rapidement aux banques françaises. « Dans cette éventualité, nous vous invitons (retraités algériens) à nous adresser rapidement un relevé d'identité bancaire comportant les coordonnées complètes IBAN et BIC de ce compte bancaire français, en rappelant les références citées ci-dessus », lit-on dans la correspondance française.
L'exemple est venu de plusieurs affaires de citoyens voulant transférer leur argent vers les banques publiques algériennes. Qu'en en juge par la teneur de ces lettres. « Je souhaiterais, avec votre assentiment, que le paiement de ma pension de retraite complémentaire pour les prochaines échéances soit effectuée par virement auprès de ma banque BNA de la rue Didouche-Mourad, Alger, où je détiens un compte ouvert en devises.
Par conséquent, je vous prie de bien vouloir surseoir à tout payement de ma pension de retraite par le biais de Natexis Banque », lit-on sur une correspondance adressée en septembre 2012 par ce citoyen à l'établissement du groupe Vauban, à Lille, France (ARRCO, retraite complémentaire des salariés, membre du GIE Groupe Vauban).
« Suite à votre courrier concernant le paiement de votre pension sur le compte de la BNA, nous vous informons que notre intermédiaire bancaire, le Natexis Banque à Paris, chargé du transfert des fonds, n'a pas la possibilité d'effectuer des virements auprès de cette banque, ni auprès de la Banque de l'agriculture et du développement rural. C'est pourquoi, nous vous réglerons par mandat international dans l'attente de recevoir un RIB, IBAN ou BIC provenant d'une autre banque », peut-on lire dans la réponse adressée à ce retraité.
Un autre citoyen B. Saïd, qui a un compte au niveau d'ARRCO, (France) a reçu en réponse à sa demande de transfert de sa pension sur son compte bancaire auprès de la BADR, un courrier dans lequel le département de gestion des opérations internationales de la banque française, l'invite « vivement, à ouvrir, dès maintenant, un compte bancaire dans un autre établissement bancaire » parce que « les guichets de la Banque de l'agriculture et du développement rural (BADR) ne sont pas en mesure de payer les éventuelles prestations en espèces ».
Il faut savoir que des cas comme ceux-là doivent être légion et qu'il ne s'agit pas de cas isolés. Il reste à savoir si ce boycott est dû aux récents scandales ayant éclaboussé ces deux institutions bancaires, ou s'agit-il d'une « ingérence » de certaines banques étrangères à leur égard pour une histoire de conformité aux normes.
En tout cas, il est grand temps que les pouvoirs publics agissent pour mettre de l'ordre. Ces deux banques semblent être boycottées par des établissements financiers étrangers qui ne veulent plus prêter leurs services pour verser les pensions aux retraités algériens.
ARRCO, Vauban Humanis, Crédit Lyonnais, Malakoff Médéric, voici quelques noms de banques et compagnies d'assurances françaises où près d'un million deux cent mille retraités algériens ont un compte bancaire. Il s'agit des retraités qui ont travaillé durant une époque donnée en France. Ces derniers ont bénéficié, en contrepartie, de leur carrière professionnelle d'une pension ou d'une allocation de retraite complémentaire.
Ces centaines de milliers de retraités algériens se sont vus subtiliser une participation de 7,17 euros de leurs comptes pour chaque opération de retrait effectuée. En effet, beaucoup de retraités algériens ont été destinataires d'une correspondance, datée du 30 novembre 2012, émanant de l'établissement financier, Malakoff Médéric, qui exige des retraités algériens des frais exorbitants pour chaque opération de retrait.
Dans cette lettre, la banque française a refusé de faire un transfert de compte d'une banque française vers une banque algérienne. « Nous vous informons qu'à partir du 1er janvier 2011, chaque institution prélèvera une participation aux frais de mandat sur les allocations qu'elle sera amenée à vous servir au moment de chaque échéance. Il s'agit de frais fixes dont le montant varie selon le pays destinataire des mandats », peut-on lire sur cette correspondance.
Il est également prescrit dans cette lettre adressée à chaque retraité algérien qu'« en ce qui concerne les retraités algériens, cette participation s'élèvera à 7,17 euros par opération effectuée. Par comparaison, si ces retraités sont payés par virement sur un compte bancaire, leur participation serait de 5,98 euros. Quant aux allocations payées sur un compte bancaire ouvert en France, elles sont exemptes de frais ».
Un grand manque à gagner pour les banques algériennes
Les banques françaises exigent des retraités algériens d'avoir un compte bancaire en France. Si un retraité algérien décide d'ouvrir un autre compte au niveau d'une banque algérienne, telles que la BDL, la BADR ou la BNA, les banques françaises vont lui « subtiliser » près de 8 euros pour chaque pension ou allocation. Une arnaque, expliquent les banquiers du pays.
Selon ces derniers, l'Algérie perd chaque mois une somme de 2 à 3 milliards d'euros qui sera en contrepartie récupérée par les banques françaises. Autrement dit, les banques publiques algériennes devraient avoir des liquidités en devises si les retraités algériens y ont leurs comptes bancaires. Un vrai gâchis pour nos banques publiques.
Ce n'est pas tout. En effet, elles exigent de manière urgente des retraités algériens de s'adresser rapidement aux banques françaises. « Dans cette éventualité, nous vous invitons (retraités algériens) à nous adresser rapidement un relevé d'identité bancaire comportant les coordonnées complètes IBAN et BIC de ce compte bancaire français, en rappelant les références citées ci-dessus », lit-on dans la correspondance française.
L'exemple est venu de plusieurs affaires de citoyens voulant transférer leur argent vers les banques publiques algériennes. Qu'en en juge par la teneur de ces lettres. « Je souhaiterais, avec votre assentiment, que le paiement de ma pension de retraite complémentaire pour les prochaines échéances soit effectuée par virement auprès de ma banque BNA de la rue Didouche-Mourad, Alger, où je détiens un compte ouvert en devises.
Par conséquent, je vous prie de bien vouloir surseoir à tout payement de ma pension de retraite par le biais de Natexis Banque », lit-on sur une correspondance adressée en septembre 2012 par ce citoyen à l'établissement du groupe Vauban, à Lille, France (ARRCO, retraite complémentaire des salariés, membre du GIE Groupe Vauban).
« Suite à votre courrier concernant le paiement de votre pension sur le compte de la BNA, nous vous informons que notre intermédiaire bancaire, le Natexis Banque à Paris, chargé du transfert des fonds, n'a pas la possibilité d'effectuer des virements auprès de cette banque, ni auprès de la Banque de l'agriculture et du développement rural. C'est pourquoi, nous vous réglerons par mandat international dans l'attente de recevoir un RIB, IBAN ou BIC provenant d'une autre banque », peut-on lire dans la réponse adressée à ce retraité.
Un autre citoyen B. Saïd, qui a un compte au niveau d'ARRCO, (France) a reçu en réponse à sa demande de transfert de sa pension sur son compte bancaire auprès de la BADR, un courrier dans lequel le département de gestion des opérations internationales de la banque française, l'invite « vivement, à ouvrir, dès maintenant, un compte bancaire dans un autre établissement bancaire » parce que « les guichets de la Banque de l'agriculture et du développement rural (BADR) ne sont pas en mesure de payer les éventuelles prestations en espèces ».
Il faut savoir que des cas comme ceux-là doivent être légion et qu'il ne s'agit pas de cas isolés. Il reste à savoir si ce boycott est dû aux récents scandales ayant éclaboussé ces deux institutions bancaires, ou s'agit-il d'une « ingérence » de certaines banques étrangères à leur égard pour une histoire de conformité aux normes.
En tout cas, il est grand temps que les pouvoirs publics agissent pour mettre de l'ordre. Ces deux banques semblent être boycottées par des établissements financiers étrangers qui ne veulent plus prêter leurs services pour verser les pensions aux retraités algériens.
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