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QUAND LES ARNAQUEURS INNOVENT Même la galette est recyclée !



Afin que ce soit tout bénéfice, bon nombre de vendeurs de galettes récupèrent du pain perdu, souvent impropre à la consommation, pour le râper et lui ajouter une petite portion de semoule et de farine pour gagner en matière première et faire des économies.
Mehdi Mehenni Alger (Le Soir) - Beaucoup de citoyens ont peut-être remarqué, depuis le début du mois de Ramadan, la fréquence d'hommes en charrette transportant des sacs dont le contenu n'est souvent pas visible. Ce sont généralement de grands sacs noirs, destinés au ramassage des ordures ménagères. Mais la réalité est tout autre tant que la conscience fait défaut chez bon nombre d'individus indélicats. Ces sacs contiennent, en effet, du pain perdu, que ces derniers récupèrent dans les ordures, chez les voisins, les boulangers… pour le râper et l'utiliser encore une fois pour préparer des galettes sans avoir à trop débourser en matière de farine et de semoule. Arnaque. Mais pas seulement, du moment qu'il y a risque d'intoxication alimentaire. Déjà que le pain au contact de l'air, l'humidité, la chaleur ou autres devient au bout d'un certain temps impropre à la consommation, que dire alors du pain jeté dans les poubelles ou abandonné au coin de la rue. Le pain d'une semaine est ainsi récupéré par bon nombre de vendeurs de galettes pour le recycler et le revendre aux consommateurs. La vente de la galette est devenue un business très porteur et pas seulement durant le mois de Ramadan. Les files d'attente qui se dressent devant les vendeurs en bordures des routes, devant les maisons ou certaines boutiques informelles, renseignent sur le succès de ce commerce. Certains vendeurs qui au départ préparaient des galettes rien que pendant le mois de Ramadan, s'y sont spécialisés par la force du temps et alimentent aujourd'hui les grandes surfaces en galettes. Parmi eux, ceux qui sont arrivés à se faire un nom reçoivent des clients de partout. Combien de scènes de bagarres pour une galette de pain a eu, peut-être le citoyen, à voir durant ce mois de Ramadhan. Des personnes d'un certain âge se chamaillent à une demi-heure du f'tour en public, arrivant aux mains parce qu'il ne reste plus que deux ou trois galettes et chacun d'eux veut les prendre à lui seul. Et pour quel pain, des galettes toxiques que le consommateur paie entre 25 et 50 DA.
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