
La chose dont un footballeur a horreur, c'est de penser qu'il est marginalisé. Il n'existe pas un joueur qui accepte aussi facilement d'être relégué au statut de remplaçant, même si dans les clubs professionnels, cela constitue un "module" dans l'éducation d'un jeune footballeur. Au MC Alger, la situation se présente assez délicate pour tout entraîneur qui s'occupe de la gestion du groupe. À l'instar des grands de l'élite footballistique nationale, le coach devra avoir une forte personnalité pour gérer des cas d'indiscipline et l'"insurrection" de certains éléments qui n'acceptent pas de débuter un match sur le banc des remplaçants.Pour cela, on peut prendre Walid Derrardja comme exemple édifiant. Arrivé au Doyen après avoir quitté le MC El-Eulma en étant le meilleur buteur du championnat lors du précédent exercice, Derrardja a eu du mal à s'imposer au sein de l'équipe algéroise. En effet, après 22 journées, il n'a toujours pas confirmé son statut de meilleur buteur, puisque mis à part les deux buts inscrits face à l'USM Oran en Coupe d'Algérie, il n'est pas parvenu à secouer, ne serait-ce qu'une seule fois, les filets adverses en championnat.Il faut dire que Derrardja n'a pas eu une préparation normale lors de l'intersaison à cause de la participation de son ancienne équipe, le MCEE, à la CAF Champions League. Malgré cela, il n'a pas trop attendu pour convaincre son ancien coach au Mouloudia, le Portugais Artur Jorge, qui l'avait titularisé dès la deuxième journée face au RC Relizane en effectuant son entrée en jeu à la place de Mokdad en deuxième période. Le joueur enchaînait les matches, mais à chaque fois il ne les terminait pas, ce qui ne lui permettait pas d'évoluer avec le même esprit que lorsqu'il était à El-Eulma, c'est-à-dire un joueur indispensable. La situation s'est aggravée pour lui depuis l'arrivée de Meziane Ighil à la tête du MCA, c'était un véritable calvaire. Après avoir été titulaire lors de la prise en main officielle d'Ighil lors de la défaite face au NAHD, Derradja a enchaîné quatre matches sans disputer la moindre minute (RCA 10e), USMA (11e), MCO (12e) et CSC (13e). C'était trop pour un joueur affecté mentalement poussé à demander sa libération. "J'ai vécu une période très difficile avec Ighil. Cet entraîneur a failli me briser et j'ai même songé sérieusement à partir. Le soutien des supporters et des dirigeants m'en a dissuadé. Ce n'était pas facile de jouer un match puis rester sur le banc d'autres rencontres", nous a-t-il déclaré. Mais il faut reconnaitre que Derradja n'a pas eu un comportement négatif envers son coach. Il n'a pas accepté sa situation, sans faire de bruit, contrairement à son ex-coéquipier, l'Ethiopien Saïd Salaheddine. Ce dernier était coupable de mauvais comportement lors du derby face à l'USM Alger lorsqu'il a su qu'il ne sera pas utilisé en endommageant le banc de touche d'un coup de pied. L'Ethiopien a été libéré illico presto. Il faut savoir qu'il existe d'autres cas au sein du Mouloudia d'Alger, mais de moindre ampleur. Des joueurs comme Jonathan, Benbraham, Bachiri... et autres Mokdad n'ont jamais accepté d'être en dehors du onze de départ. Mais leur impact n'était pas vraiment influent.M. A.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Malik A
Source : www.liberte-algerie.com