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Quand Bensalah, Bedoui, Tebboune et Bengrina se succèdent



L'école primaire Ahmed-Aroua, à Bouchaoui, dans la commune de Staouéli (20 km à l'ouest d'Alger), aura vécu, dès le matin, au rythme du passage des officiels de l'Etat venus voter pour l'élection présidentielle 2019, ce jeudi 12 décembre.Le premier à inaugurer ce scrutin historique majeur a été le chef de l'Etat Abdelkader Bensalah, lequel, la veille, dans son discours à la Nation, avait appelé, bien sûr, les Algériens à aller voter en masse et choisir ainsi leur candidat parmi les cinq confrontés au verdict des urnes. Election sous haute tension s'il en est avec les risques de dérapage. Tout le secteur de l'école primaire a été bouclé par un double rideau sécuritaire, toutes les allées et venues sont passées au peigne fin sous l'?il vigilant des agents de sécurité en nombre, trench-coat noir et oreillettes de mise. Les portiques installés à l'entrée de l'école ne sont pas en reste pour un contrôle tatillon. Dès 10h30, c'est au tour du candidat n° 4, Abdelmadjid Tebboune, de glisser dans l'urne son bulletin de vote comme tout un chacun. Il n'en restera pas là puisqu'il aura tenu à marquer son passage par une rencontre avec la presse, évidemment venue en masse. Il réitéra ses thèmes de campagne favoris dont son hostilité ouverte aux nostalgiques de l'Algérie française qui n'en démordent pas à nuire à l'Algérie selon lui, citant pour cela les perturbations du vote en France notamment tout en déclarant comme à son habitude le droit des Algériens de ne pas voter ce jeudi 12 décembre. «Le temps des Aussaresses, Papon, Bigeard, etc. est révolu», a-t-il déclaré. La ministre des Postes et Télécommunications, Houda-Imane Feraoun, l'avait précédé au bureau de vote n° 61 dans cette enceinte scolaire. C'est donc dans une atmosphère très officielle que les opérations de vote se sont déroulées dans la douzaine de bureaux ouverts à cet effet. Les listes des électeurs oscillent entre 300 et 500 noms. On ne se bouscule pas au portillon. C'est le calme en attendant l'afflux des riverains. Des officiels en lien avec le scrutin font le déplacement. Il en est ainsi du président de l'Autorité nationale indépendante pour les élections, Mohamed Charfi, qui s'est prêté volontiers aux questions de la presse. Il en est de même de l'ancien ministre et président de l'UFDS, Noureddine Bahbouh et membre actif du staff du candidat Ali Benflis. Il qualifie de serein et transparent ce scrutin et que le dernier mot revient aux électeurs souhaitant voir élu le président de Talae El Houriat «pour qu'il sauve l'Algérie et la sorte de l'impasse actuelle». Noureddine Bahbouh nous déclare ainsi que c'est l'objectif du programme d'urgence du parti de Benflis, ajoutant que les élections de ce jeudi 12 décembre constituent «un tournant dans l'histoire de l'Algérie» parce qu'elles participent à la «légitimation du pouvoir». Il dit respecter ceux qui rejettent cette élection et prône néanmoins un «dialogue national inclusif». Peu avant midi, c'est au tour de Abdelkader Bengrina, tout sourire, emmitouflé dans sa «kachabia», de se présenter au bureau de vote 62? et de faire face à une nuée de journalistes pour beaucoup aiguillonnés par ce candidat qui fait sa prière sur le trottoir ! Il reste imperturbable et surtout ravi par tant de sollicitations. Il faut dire que l'école primaire Ahmed-Aroua connaîtra une journée peu ordinaire. Côté presse, tous les médias de la presse écrite et audiovisuelle peuplent la cour, guettant la moindre situation insolite où la recherche du scoop se la dispute à la volonté de ne rater aucun fait nouveau sur les lieux. La coqueluche du jour, en l'occurrence Bengrina, pourfendra, une fois de plus, la bande (El 3issaba). Si Ali Benflis, pourtant attendu ici, préférera un autre centre de vote, le dernier à clôturer la valse des hauts responsables sera le Premier ministre Noureddine Bedoui, qui, dans un climat très solennel, aidé en cela des agents de sécurité tatillons, effectuera son devoir électoral aussi vite qu'il est arrivé. C'est le signal d'ailleurs de la fin du vote des officiels. Le camp est levé. La tension perceptible chute, place aux électeurs lambda mais certains doivent rentrer chez eux sans avoir voté parce que ne figurant pas sur les listes ayant auparavant changé de lieu de résidence. D'autres se plaignent que leur numéro de vote ne corresponde pas parce que octroyé à une autre personne. Premier à voter, Aïssa nous confie avoir voté Tebboune.
B. T.
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