Le Conseil des ministres n'a finalement pas eu lieu, hier. Et la situation est d'autant plus inquiétante qu'elle dure depuis neuf mois et risque d'engendrer un blocage.Les ministres, qui n'ont pas quitté leurs bureaux, ont appris que le conseil est reporté. Ce qui les met dans une posture délicate en n'ayant rien à faire, excepté les visites sur le terrain ; activité à laquelle est réduit également le Premier ministre. Chose sur laquelle il commence à essuyer des tirs.
La quinzaine de textes de loi peut attendre dans les tiroirs, la plus importante étant la loi de finances 2014 qui doit logiquement obéir à la date butoir du 30 septembre.
Par-delà la réduction de l'activité ministérielle au strict minimum, cet état de fait a des implications et des effets sur les autres institutions, notamment l'Assemblée nationale dont l'essentiel du travail repose sur les textes que propose l'Exécutif.
Les députés vont, encore une fois, chômer et faire comme lors de la précédente session, se contenter des questions orales pour meubler leur temps.
Et cela conduira inévitablement à un véritable blocage des institutions. Situation inédite qui va alimenter la scène politique déjà fiévreuse.
Qu'est-ce qui a fait que l'on arrive à cette situation ' L'état de santé du Président ' Pourtant il a bien signé des décrets, opéré des changements importants au niveau de l'ANP. Signe qu'il est rétabli et a repris ses activités, même si elles sont limitées. Qu'est-ce qui l'empêche alors de convoquer les ministres ' On ne le saura peut-être jamais. Surtout que la communication ne fait pas partie de la culture de nos responsables. D'ailleurs, tout le monde savait qu'il y aura Conseil des ministres, les ministres eux-mêmes n'ont pas quitté Alger, mais il n'y a eu aucune annonce officielle. Tout comme l'annulation du conseil dont seuls les ministres en étaient informés. Une image toute algérienne : exceptionnelle.
D. B
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : B Djilali
Source : www.liberte-algerie.com