Alger - Revue de Presse

Qualifiant la rencontre avec Amar Tou et Harraoubia de fiasco Les hospitalo-universitaires durcissent le ton



Les représentants des maîtres assistants et des professeurs en sciences médicales ont affirmé, hier, que la rencontre de dimanche avec le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Rachid Harraoubia, et celui de la Santé, Amar Tou, a été un nouveau « fiasco ». « On n'a rien obtenu de concret lors de cette rencontre. On n'a même pas reçu des promesses fermes pour la prise en charge de nos revendications socioprofessionnelles », affirme le SG du syndicat national des maîtres assistants en sciences médicales. Visiblement pessimiste, il a précisé que les maîtres assistants n'entretiennent pas actuellement de grands espoirs de voir la tutelle prendre des mesures concrètes pour satisfaire leurs légitimes revendications. «Ils nous demandent de patienter encore. Les deux ministres se sont engagés à se battre pour une probable révision de notre nouveau régime indemnitaire », signale notre source, qui ajoute que son syndicat va maintenir la pression jusqu'à l'aboutissement de toutes les revendications de cette frange. Revenant à la nouvelle grille des salaires, il n'a pas caché sa «déception», tout en regrettant que les salaires des hospitalo-universitaires marocains et tunisiens soient quatre fois supérieurs à ceux appliqués en Algérie. « L'Algérie est un pays plus riche que ses voisins, mais les hospitalo-universitaires des autres pays sont mieux reconnus que nous », s'indigne ce syndicaliste, tout en appelant à l'investissement dans les ressources humaines pour éviter le départ des compétences vers l'étranger. Concernant les salaires, il a révélé que le ministère de la Santé ne verse à cette frange qu'une indemnité mensuelle de 9.000 à 11.000 dinars, ce qui reste dérisoire au regard de la charge de travail et des grandes responsabilités morales, civiques et juridiques des maîtres assistants dans les établissements hospitaliers.  Notre interlocuteur a, par ailleurs, signalé que son syndicat a opté pour un durcissement du mouvement de contestation dans le cadre de la coordination autonome de la fonction publique. « Nous avons décidé de recourir à une nouvelle grève dans les prochaines semaines. La date de ce débrayage sera fixée incessamment », confie le même syndicaliste. D'autres maîtres assistants rencontrés ont énergiquement dénoncé une dégradation inquiétante du pouvoir d'achat de cette frange, tout en revendiquant « une reconnaissance à sa juste valeur » des hospitalo-universitaires. « Nos conditions de vie ne cessent de se détériorer ces dernières années. Contrairement aux pays voisins, les hospitalo-universitaires ne jouissent plus de la considération dans notre société », s'insurge cette femme, maître assistante au CHU d'Oran. Un autre regrette que des maîtres assistants soient logés, avec leur famille, dans des studios et que rien n'a été prévu par les pouvoirs publics pour les reloger dans des habitations plus spacieuses et surtout plus décentes.
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