Le roman Saless et Noudja de l'écrivain Brahim Tazaghart vient d'être traduit en arabe par Ferhat Balouli, un enseignant universitaire.
Ce roman a décroché en 2007 le 2e prix du salon international du livre tenu à Alger. Cette traduction est une première réalisée à partir d'un roman en amazigh vers l'arabe. Le travail a duré 2 années sans interruption, selon l'auteur de la traduction, précisant que le choix Saless et Noudja est dicté par son aspect moderne. «J'ai fait un travail de sélection. Ce roman est esquissé par une belle touche artistique, en plus il est sorti de la thématique identitaire archaïque, respectant les techniques de la narration».
Notre interlocuteur avoue que beaucoup de difficultés ont entravé l'achèvement de sa traduction. L'on cite entre autres le manque de dictionnaire bilingue tamazight/arabe et vice-versa. Il existe un seul dictionnaire de ce genre, d'après l'auteur. M. Balouli indique que son objectif est d'ordre culturel. «Ce travail a été élaboré pour permettre un rapprochement entre les Algériens arabophones et berbérophones». Le roman Salas D Noudja est une histoire d'amour entre un jeune et une étudiante en médecine. Leur amour a fait face à l'entrave des parents, notamment de la mère, contre l'union des deux amants. Contrairement à la stéréotypie romanesque habituelle, c'est le père qui intervient pour sauver l'union du couple d'amants.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : O Arbane
Source : www.elwatan.com