Le PT est formel : la révision de la Constitution telle que préconisée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, ne répond pas aux exigences du mouvement populaire. Comme d'autres réformes, sans lendemain, promises par le passé, elle ne vise, à ses yeux, qu'un replâtrage du régime. Le bureau politique du PT rappelle que "le peuple algérien a été, à maintes reprises, trahi par de fausses promesses, de ?réformes', y compris constitutionnelles.Il ne croit plus aux fausses solutions", écrit le PT dans un communiqué au lendemain d'une réunion de son bureau politique tenue samedi au siège du parti à Alger. "Il ne veut plus de replâtrage du régime ni de ?solutions' qui viendraient d'en haut. Il veut vivre, jouir pleinement de ses droits, tous les droits dont il a été privé des décennies durant par le régime/système", soutient-il.
Partisan d'un processus constituant, à l'instar d'autres partis qui ont épousé les revendications du mouvement populaire réclamant un changement radical du système, le PT plaide pour la levée des entraves sur l'exercice politique et les médias, afin de permettre à la société de s'organiser pour élire une assemblée constituante.
Le PT "considère que l'issue positive à la situation ouverte par l'irruption des masses depuis le 22 février réside dans l'ouverture d'un large débat au sein de la population", préconise-t-il. "La répression doit cesser immédiatement. Le champ politique et les médias doivent être ouverts à tous les points de vue.
Les salles publiques doivent être mises à la disponibilité de tous les citoyens pour pouvoir discuter, échanger, débattre de tous les sujets qui les préoccupent et donc de l'issue positive à la situation révolutionnaire qui prévaut dans le pays depuis bientôt onze mois", détaille-t-il. Des préalables à même de permettre la mise en place d'une assemblée constituante à laquelle échoira le pouvoir de traduire dans une mouture les aspirations du peuple exprimées depuis le 22 février.
Tout en saluant la forte mobilisation qui a marqué le 47e vendredi, le PT réitère de nouveau l'exigence de la libération "immédiate et inconditionnelle" de la secrétaire générale, Louisa Hanoune, condamnée à 15 ans de prison en septembre dernier par le tribunal militaire de Blida pour les chefs d'inculpation d'"atteinte à l'autorité de l'armée et complot contre l'autorité de l'Etat".
K. K.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karim KEBIR
Source : www.liberte-algerie.com