Les participants aux travaux d'un atelier sur le Protocole facultatif à la convention des Nations-Unies contre la torture (OPCAT) ont plaidé, jeudi à Alger, pour la ratification par les pouvoirs publics de ce protocole, soulignant, dans ce cadre, les efforts déployés par l'Algérie en matière de la promotion des droits de l'homme.
Les participants à cet atelier ont expliqué que leurs recommandations sont un "plaidoyer" auprès des pouvoirs publics en Algérie pour ratifier ce Protocole, relevant, à ce propos, que l'Algérie a déployé des efforts en matière de la promotion des droits de l'homme et de prévention de la torture.
Ils ont également appelé les pouvoirs publics à "engager une réflexion" sur la signature du Protocole, "sans pour autant, ont-ils précisé, interférer dans les affaires du gouvernement".
"L'Algérie a consenti notamment des efforts dans la construction des établissements pénitenciers aux normes internationales, alors que le code pénal prévoit la criminalisation de l'acte de torture", ont-ils relevé.
Les participants ont souligné, en outre, dans leurs recommandations que l'Algérie porte un "intérêt particulier" à plus d'espace pour les droits de l'homme dans les lieux de privation de liberté, expliquant que cet intérêt apparaît à travers un "arsenal législatif préventif et répressif" ainsi qu'à travers la mise en 'uvre d'une "série de mesures visant à atteindre les standards et les normes internationaux".
L'atelier sur l'OPCAT a été organisé (13-14 février) par la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l'homme (CNCPPDH) et le Haut commissariat des droits de l'homme des Nations-Unies avec la participation de l'Association pour la prévention de la torture (APT).
Cette rencontre est destinée à sensibiliser les pouvoirs publics et judiciaire et la société civile sur la torture, ont indiqué les organisateurs et sera sanctionnée par des recommandations.
L'OPCAT est un nouveau genre de traités internationaux des droits de l'homme, fondé sur une approche préventive. Il a été adopté par l'Assemblée générale de l'ONU en 2002 et entré en vigueur en 2006.
Le Protocole permet entre autres, à un organisme international de pouvoir effectuer des visites inopinées dans des lieux de détention pour éviter les mauvais traitements et la torture.
En ce sens, l'objectif de cet atelier est de donner l'opportunité aux pouvoirs publics et autres parties prenantes de se familiariser avec le texte et les organes de l'OPCAT pour mieux appréhender la manière dont le Protocole contribue à protéger la dignité humaine dans les lieux de privation de liberté, a-t-on ajouté.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Le Temps d'Algérie
Source : www.letempsdz.com