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Protestation contre les mauvaises conditions de travail Employés des travaux publics



Protestation contre les mauvaises conditions de travail Employés des travaux publics
Les employés des travaux publics ont organisé, hier, devant la direction des travaux publics (DTP) à Alger une journée de protestation en signe de solidarité avec leurs collègues syndicalistes suspendus.
Plus d'une centaine de travailleurs ont ainsi manifesté leur colère devant la dégradation de leurs conditions de travail ainsi que le bas niveau de leur salaire. Rabhi Mohamed Abdenour, l'un des représentants du Syndicat national du personnel de l'administration publique (Snapap), explique que ce mouvement de protestation fait suite à la grève des 21 et 22 janvier.
Sit-in des travailleurs des TP par elwatanvideo Après avoir été reçus par les responsables de la tutelle qui leur ont promis d'examiner leur plateforme de revendications, les syndicalistes font aujourd'hui face à toutes sortes d'intimidations. Les syndicalistes ont eu droit au traitement habituel en pareille circonstance : pressions, menaces de poursuites judiciaires, suspensions. Les responsables de la tutelle ont également ' c'est là aussi un grand classique ' voulu choisir leur interlocuteurs. «Ils ont demandé à ce qu'on démissionne du Snapap la branche de Rachid Malaoui. Nous avons refusé et nous voilà suspendus pour 3 mois», explique le syndicaliste.
Takerboucht Hamid, secrétaire général de la Fédération des travaux publics, explique, lui aussi, qu'il y a une volonté de négocier de la part du ministère des Travaux publics, à condition de choisir les interlocuteurs.
Au menu des revendications des travailleurs contestataires figurent notamment l'augmentation de la prime de panier ' qui n'excède guère les 14 DA ! ', l'intégration des travailleurs vacataires ' dont le nombre dépasse les 2000 ', une généralisation de la prime de danger, le remboursement à 100% des accidents de travail ' la DTP compte chaque année des blessés et parfois même des décès ' ainsi qu'une augmentation des salaires.
«Imaginez que notre salaire de base est de 9000 DA, c'est honteux ! La prime de panier est de 14 DA. Au déjeuner, sous la chaleur ou sous la pluie, nous partageons une baguette de pain», affirment des travailleurs outrés. Certains disent qu'ils travaillent sous contrat à durée déterminée (CDD) depuis plus de 20 ans et qu'ils affrontent chaque jour la mort et la maladie sans véritable couverture sociale.
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