Les enseignants des lycées techniques se sont donnés le mot d'entrer en grève nationale de deux jours à partir d'aujourd'hui. Objectif de cette action de protestation: faire avorter le plan de restructuration de l'enseignement technique conçu par le ministère de l'Education nationale. Près de deux mois et demi après la grève du 16 janvier, la Coordination nationale des lycées techniques et technologiques (CNLTT), un «front» d'opposition créé fin 2006 par les enseignants du technique et soutenu par des syndicats autonomes, particulièrement le CLA et le CNAPEST, se mobilisent à nouveau pour réclamer «l'abandon du plan de démantèlement des lycées techniques et l'ouverture d'un dialogue sur des perspectives pour un enseignement rénové et de qualité». Voyant que le département de Benbouzid «persiste dans sa volonté de réduire d'année en année, jusqu'à la suppression pure et simple, des disciplines techniques de l'enseignement secondaire, ignorant ainsi les appels au dialogue des enseignants concernés», ces derniers ont décidé de revenir à la charge en observant deux journées de grève pour dire «non au désengagement de l'Etat de l'enseignement technique et technologique». Selon un membre de la CNLTT, «par cette action de protestation, nous voulons réitérer notre refus catégorique du transfert administratif, que le ministère veut opérer dès l'année scolaire prochaine, des professeurs de l'enseignement technique vers le secteur de la formation professionnelle ainsi que la délocalisation du patrimoine (les ateliers) des technicums vers les centres de ce même secteur». Et le même représentant de dénoncer «la persistance d'un courant au sein du ministère de l'Education nationale favorable à la réduction de l'offre pédagogique à des millions d'élèves et plus particulièrement à ceux de l'enseignement technologique consacre une orientation scolaire désastreuse pour la nation sans aucun débat ni bilan». De son côté, le SG du Conseil des lycées d'Alger (CLA), M. Osmane, dénonce «la vision strictement comptable et pédagogiste du ministère qui consiste à faire pression sur le budget de l'Education nationale en réduisant l'offre du savoir technique et technologique». Le même syndicaliste, l'un des fondateurs de la Coordination des lycées techniques (CLT), créée le 23 décembre 2006, apporte son soutien indéfectible aux enseignants des lycées techniques afin de sauvegarder les lycées techniques et d'annuler toute décision de transfert des équipes pédagogiques. Pour sa part, le représentant du syndicat autonome CNAPEST, M. Meziane, plus réservé, a réitéré, hier, son soutien aux enseignants des lycées techniques dans leurs revendications légitimes mais a néanmoins souligné que «mon syndicat n'a pas pris part à l'appel à cette grève», estimant qu'»il existe d'autres voies pour se faire entendre». Mais le CNAPEST comme le CLA et la CNLTT estiment qu'une deuxième rencontre nationale des lycées techniques, qui soit la plus large possible, s'avère aujourd'hui nécessaire pour «sauver les lycées techniques».
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Posté par : sofiane
Ecrit par : H Saaïdia
Source : www.lequotidien-oran.com