
Une faible affluence a marqué la journée de dimanche dernier à cause du temps pluvieux. Certains participants n'ont pas ouverts leurs stands, parce que, nous a-t-on expliqué, ils avaient eu un monde fou durant les journées du vendredi et samedi derniers. Les maisons d'édition et certains organismes participant ont souligné que leur participation ne vise pas un objectif commercial mais plutôt promotionnel. Leur présence à cette manifestation a pour but de faire connaître au public leurs différentes activités respectives. « Nous prenons part à ce rendez-vous pour faire connaître la production de certains artistes qui ont déjà exposé leurs 'uvres au Musée public national d'art moderne et contemporain d'Alger, le Mama, dont Mohamed Issiakhem, Mahdjoub Ben Bella, entre autres », a affirmé un représentant du musée le Mama. Dans la foulée, il rappelle que le travail principal de cet organisme consiste en « la sensibilisation des visiteurs pour leur inculquer la culture de la protection et la préservation de la propriété intellectuelle ». Le même représentant soutient que la tâche n'est pas une sinécure, mais qu'avec le temps, le public commence à prendre conscience de la nécessité et de l'importance de ne pas porter atteinte aux 'uvres artistiques pour permettre aux créateurs du beau et aussi du sens de travailler davantage pour une meilleure production qui enrichira à coup sûr notre patrimoine culturel et artistique. Au stand du Mama, des 'uvres qui ont marqué à jamais l'histoire des arts plastiques sont exposées. Celles-ci rappellent, encore une fois, tout le génie créateur des artistes peintres algériens qui ont donné à l'humanité des 'uvres immortelles. C'est dire que les visiteurs ont toute la latitude d'apprécier les 'uvres picturales des artistes peintres algériens dont les tableaux font désormais partie du patrimoine artistique universel. Le Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques est aussi présent à cette manifestation. La participation du CNRPH à cette rencontre vise la promotion des travaux de ses chercheurs. Bachir Bey Hamza, responsable du stand, précise que « notre domaine est quelque peu méconnu du grand public. C'est pour cette raison nous mettons à profit cette rencontre pour le faire connaître aux visiteurs, tout en faisant un travail de sensibilisation par rapport à la protection de la propriété intellectuelle ». Des émissions en direct sont organisées par la radio algérienne. Des personnalités qui travaillent dans le domaine artistique, des responsables à l'Office national des droits d'auteurs et droits voisins expliquent, à travers les ondes de la radio, les efforts des pouvoirs publics, les mécanismes mis en place ainsi que l'importance de la conscientisation du citoyen dans le cadre de la lutte contre le piratage, phénomène qui a pris de l'ampleur ces dernières années, et l'atteinte à la propriété intellectuelle. La Télévision nationale est aussi présente, mais cette présence est symbolique. A la question de savoir pourquoi la télé n'a pas envisagé l'organisation d'une émission pour mieux faire passer le message, un représentant de cette chaîne s'est contenté de dire que l'étroitesse du stand n'a pas permis l'installation d'un studio. Il a au passage relevé la mauvaise organisation, tout en accordant des circonstances atténuantes, surtout qu'il s'agit d'une première expérience du genre. Les visiteurs ont fait le même reproche aux organisateurs de cette manifestation. Ils ont souligné à l'unanimité des carences liées en particulier à l'aspect organisationnel, tout en louant l'initiative qui contribuera à la prise de conscience sur les ravages du piratage. « Certes, l'organisation n'est pas au top, mais le thème de ce premier salon est très important, en raison du seuil alarmant qu'a atteint le piratage des 'uvres d'arts. Si nous n'agissons pas ensemble, la création risque de disparaître. Il est temps de réagir pour mettre un terme à ces pratiques ». La lutte contre ce fléau, qui a tendance à se généraliser et à gangrener d'autres domaines d'activités, doit être l'affaire de tous. Mieux vaut tard que jamais.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djamel O
Source : www.horizons-dz.com