Un musée de l'histoire de la France en Algérie à Montpellier- 20% de la
population sont des rapatriés d'Algérie - destiné à glorifier la «grande Å“uvre»
de la colonisation. Le projet pris en charge par Georges Frèche, un raciste
immonde et décomplexé, digne descendant des satrapes de la SFIO, prendrait
forme selon une dépêche de l'AFP.
Les travaux, financés par
l'agglomération de Montpellier (19 millions d'euros) ont commencé en mars et
devraient durer 18 mois. C'est un projet «qui avance» a déclaré un des
vice-présidents de l'Agglomération, Jacques Martin, qui a fait mine de ne pas
répondre aux questions sur le contenu de «musée». «On parle du contenant, mais
le président (Georges Frêche), abordera plus tard le contenu (…) Le contenu
sera abordé en temps et en heure», a-t-il ajouté.
Que de faux mystères pour un
projet ouvertement apologétique du colonialisme ! George Frêche, ancien maire
de Montpellier et président du comité prétendument scientifique de ce musée n'a
jamais caché sa finalité et son but. Il est totalement dans la même veine de la
loi sur les bienfaits du colonialisme initiée par des nostalgériques français
et qui a suscité une grosse crispation des relations algéro-françaises.
Au tout début, George Frêche
avait annoncé que ce serait «un musée de la France en Algérie et pas un musée
sur la guerre d'Algérie ou l'Algérie coloniale. On va rendre hommage au travail
qu'ont fait, avec les Arabes, indissociables de cette histoire, les Français en
Algérie.». Le même personnage a «clarifié» le but du musée pour satisfaire son
électorat d'anciens colons: «On ne va pas faire un musée de l'histoire de
l'Algérie, car c'est à Alger de le faire. On va rendre hommage à ce que les
Français ont fait là-bas.». Et bien entendu, ils n'ont fait que du bien… On
entendra encore le discours présentant des infrastructures, au demeurant
limitées, réalisées pour les nécessités de l'économie coloniale comme étant des
hauts faits de civilisation qui l'emporteraient sur les «dommages collatéraux»
d'une violence coloniale extrême…
Les harkis sont des «sous-hommes»
Aux universitaires qui étaient réservés à l'égard de l'approche sommaire
de l'entreprise, George Frêche avec le discours «viril» des chemises brunes
avait rétorqué : «Rien à foutre des commentaires d'universitaires trous du cul.
On les sifflera quand on les sollicitera (…) Ces imbéciles d'anticolonisateurs,
ces professeurs d'histoire ne savent pas de quoi ils parlent».
Voilà qui est prometteur pour le musée d'un homme politique au registre
raciste varié et riche mais qui n'a été exclu du parti socialiste que lorsqu'il
a émis une réflexion douteuse sur le côté «pas catholique» de Laurent Fabius.
Mieux vaut tard que jamais bien sûr… Le racisme de ce «grand socialiste» n'a
même pas épargné les harkis. Ces derniers ont «vocation à être cocus jusqu'à la
fin des temps (...).
Vous êtes des sous-hommes, vous êtes sans honneur.»
La justice française a relaxé en appel ce triste individu… Parlant de
l'équipe de France, il relevait qu'il y a «neuf blacks sur onze. La normalité
serait qu'il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais
là, s'il y en a autant c'est parce que les Blancs sont nuls.»… Apparemment même
des petits philosophes présumés suivent le très petit Frêche. Le meilleur de ce
dernier est réservé à l'Algérie. «Qui c'est qui a fait l'Algérie ? C'est nous
[…] On les a soignés, on les a formés, on les a éduqués. Puis on leur a donné
l'indépendance […] Qu'ils aient l'intelligence, comme les Marocains et les
Tunisiens, de travailler avec nous. On ne va pas demander pardon à Bouteflika
jusqu'à la fin des temps !». Il n'y a pas de risque à prendre le pari que son
musée sera celui de la haine.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : M Saadoune
Source : www.lequotidien-oran.com