Le dossier concernant les affaires religieuses (état des mosquées à Alger) sera soumis au débat en l'absence du directeur de wilaya du secteur concerné.
La première session ordinaire de l'Assemblée populaire de la wilaya (APW) d'Alger s'ouvrira aujourd'hui. Des élus contestent déjà le déroulement de cette première plénière, organisée dans l'anarchie. La convocation des élus par des moyens «rudimentaires» est mise en avant par des membres de l'assemblée. «La session de l'APW se tiendra, certainement, dans le désordre le plus total et l'empiétement de la loi la régissant. Pour convoquer les cinquante élus, le cabinet de l'APW a eu recours aux télégrammes qui ne sont pas arrivés à la majorité des élus. Pour pallier la situation, lundi après-midi, le président de l'APW a appelé les élus par le biais de ses assistantes, sans même leur transmettre le projet d'ordre du jour (les dossiers à examiner) pour la simple raison que le tirage n'a été réalisé qu'hier après-midi», s'indigne un élu sous le sceau de l'anonymat.
Ce dernier s'étonne aussi de l'absence d'affichage : la population d'Alger ignore souvent le déroulement des sessions et le travail fait par les membres de l'APW. «A 48 heures du jour J, la convocation des élus de l'APW et l'ordre du jour de la session d'aujourd'hui n'ont pas été affichés au public à l'entrée de la salle de délibérations du siège de la wilaya et des communes conformément au code de wilaya du 21/02/2012», s'étonne notre interlocuteur. Il met en avant le retard dans la convocation de la session ordinaire par l'exécutif de wilaya.
«La session de l'APW devait se tenir comme indiqué par la loi 12/07 (code de wilaya) au cours du mois de mars. Ce qui n'a pas été fait. Cela démontre le fonctionnement de l'APW, de la mandature actuelle ainsi que de son respect pour l'application de la loi relative à la wilaya», signale-t-il. La session ordinaire se tiendra, faut-il le rappeler, dans un contexte marqué par des scandales qui touchent l'exécutif. En plus des soupçons de détournements dans le marché du projet de promenade «Les Sablettes», le directeur des affaires religieuses, comme l'a rapporté El Khabar, est soupçonné de corruption.
«Le hasard fait qu'un dossier concernant les affaires religieuses (l'état des mosquées) sera soumis au débat en l'absence du directeur de wilaya du secteur concerné, qui a été arrêté dans une affaire qui a tenu en haleine des médias nationaux», relève l'élu, qui affirme que la loi n'est bafouée que par ses représentants.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nadir Iddir
Source : www.elwatan.com