Les représentants des compagnies étrangères ont non seulement exprimé leurs préoccupations, mais également proposé des clés de solutions pour développer de manière plus rapide et plus optimale les ressources en hydrocarbures du pays.
La révision de la loi sur les hydrocarbures a plané sur les travaux de la conférence 'Algeria Future Energy", qui s'est déroulée du 4 au 6 novembre à l'hôtel Hilton d'Alger. Cela a commencé lors de la séance d'ouverture de la conférence, quand le ministre de l'Energie et des Mines a déclaré : 'L'Algérie est résolument engagée à revoir sa politique énergétique." Ce dernier a assuré que la loi sur les hydrocarbures est en train d'être modifiée (le projet de loi est au niveau de l'APN), ce qui va permettre aux étrangers d'avoir de nombreux avantages, a-t-il encore sous-entendu. De son côté, Khelil Ouahmed, membre du comité de direction d'Alnaft, a expliqué aux participants à ce forum que les nouvelles dispositions de la prochaine loi sur les hydrocarbures prévoient des incitations pour les entreprises acceptant d'investir dans les petits gisements.
'La fiscalité pétrolière va être adaptée dans ce sens, en fonction du taux de rentabilité du gisement", a-t-il expliqué. Les compagnies pétrolières internationales, qui activent en Algérie et qui étaient présentes à la conférence, ne sont pas restées indifférentes à cette déclaration. Même si la plupart de ceux qu'on a approchés dans les coulisses de la conférence se sont contentés de dire qu'ils attendent ce que cela va donner, à l'image du représentant de l'italien ENI et du norvégien Statoil, d'autres se sont laissé aller à espérer des dispositions plus attrayantes, comme c'est le cas pour le représentant de RWE.
Pour sa part, le PDG GDF Suez EP, Didier Holleaux, a suggéré à l'Algérie de trouver des modalités plus attractives pour les partenaires, notamment pour les petits gisements. Selon lui, le challenge de l'Algérie est l'amélioration du taux de récupération. Pour cela, il évoque comme assouplissement la décentralisation de la décision pour les petits gisements. Pour finir, M. Holleaux se dit très heureux de participer aux prochains appels d'offres si les entraves sont levées.
Si plusieurs de leurs représentants attendent un cadre législatif plus attractif avec une fiscalité plus basse pour le gaz de schiste, les petits gisements, les gisements complexes, un responsable d'une compagnie étrangère est allé plus loin en proposant le gré à gré, en particulier dans la prospection, si la société concernée est par exemple la seule à détenir la technologie la plus appropriée, au lieu du droit exclusif prévu dans les amendements à la loi.
S. S.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Said SMATI
Source : www.liberte-algerie.com