ORAN - Le coup d'envoi de la compétition de la section du court métrage a été donné vendredi à la salle de la cinémathèque, avec la projection de trois oeuvres retenues dans cette 5e édition du Festival d'Oran du film arabe.
Le public, constitué essentiellement de festivaliers et de représentants de la presse, ont suivi la première "fournée "de films de cette section , "Kâa El bir" (le fonds du puits) du Tunisien Benhassen Mohamed Moeiz, "Demain Alger "de l'Algérien Amine Sidi Boumedienne et enfin "Hawass " (sens) de l'Egyptien Mohamed Ramadan.
La surprise est venue du jeune réalisateur égyptien qui a abordé les thèmes de la frustration, de la solitude, de la souffrance et de l'amour à travers la relation d'une infirmière garde-malade et Youssef, un patient, plongé dans un coma profond depuis six mois.
Dans l'univers clos d'une chambre d'hôpital, une jeune femme veille sur un malade. Aux gestes quotidiens que lui impose son travail d'infirmière envers un patient, la jeune femme tombe amoureuse de Youcef au point de céder au désir ardent qui la consume.
Le film "Demain Alger" quant à lui traduit le désaroi d'une frange de la jeunesse algérienne en mal de perspectives et d'avenir. Pendant que trois jeunes d'un même quartier attendent avec impatience un rendez-vous pour le lendemain ,un certain 5 octobre 1988 ,un quatrième membre de cette bande prépare sa valise pour aller s'installer en France. Le court-métrage de Sidi Boumedienne, tourné sur les hauteurs d'Alger, met en scène des jeunes "coincés" dans leur quartier et qui n'aspirent qu'a de jours meilleurs " qui surviendront soit après les évènements d'Octobre 88" comme l'explique le réalisateur dans le générique de la fin du film, "soit par l'exil choisi par le quatrième membre de la bande".
Cette oeuvre a remporté, l'été dernier, le premier du meilleur court-métrage aux 2èmes journées cinématographiques d'Alger. Enfin, "Kaa el Bir" (le fond du puits), du tunisien Benhassan Mohamed Moeiz, évoque la douleur d'une mère qui n'arrive pas à accepter le suicide de son fils qui s'est jeté du haut d'un ravin. Chaque matin, la mère répète les mêmes gestes : elle prépare le petit déjeuner pour cet "absent ", lave son linge, repasse ses vêtements sous le regard ahuri de ses deux filles. Lasses de ce "manège " quotidien de leur mère, les deux filles rappelleront la triste réalité. Le fils est bel et bien mort et enterré. Dans un rêve, le fils revient pour demander pardon à la mère pour toutes les souffrances qu'elle endure.
Ces trois oeuvres font partie des 23 titres que doit apprécier le jury, présidé par le cinéaste algérien Abdenour Zahzah, avant de proclamer le 22 décembre prochain, à la clôture du FOFA, le lauréat du "Wihr " du court métrage.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Algérie Presse Service
Source : www.aps.dz