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Produits pharmaceutiques: «Des exportations à hauteur de 50 millions d'euros à notre portée»



Les exportations des produits pharmaceutiques n'ont pas dépassé les 4,5 millions d'euros en 2021. Et ces exportations concernent beaucoup plus les dispositifs médicaux.C'est ce qu'a affirmé Ali Bey Nasri, président de l'Association nationale des exportateurs algériens (ANEXAL).Lors d'une conférence de presse organisée par les laboratoires El Kendi sur les exportations et le développement du marché pharmaceutique en Algérie, tenue avant-hier dans la soirée, à Alger, le directeur général Sofiane Achi a affiché l'ambition de son groupe d'exporter 5 millions de dollars à l'horizon 2026. S'inscrivant ainsi dans la trajectoire tracée par les pouvoirs publics, à leur tête le département de l'industrie pharmaceutique, qui prévoit 50 millions d'euros d'exportations de médicaments et de divers produits connexes en 2022.
«Un objectif qui est à notre portée», a estimé le président d'ANEXAL, M.Nasri, vu la croissance soutenue enregistrée par l'industrie pharmaceutique locale, avec 130 opérateurs dans le secteur qui sont en mesure d'exporter. Mais, dit-il, pour atteindre cet objectif, l'Algérie a tout intérêt à ratifier les accords de reconnaissance mutuelle avec les pays ciblés. Et ce, pour faciliter l'introduction des produits algériens sur ces marchés. Sans oublier l'opportunité que présentent les accords tels que la Zlecaf pour aider les opérateurs algériens à pénétrer les marchés africains. Des accords qui sont déjà sur les rails.
M.Nasri a préconisé une préparation organisationnelle au préalable. Autrement dit, préparer le terrain notamment en matière de compréhension et respect de la réglementation des changes. Car, dit-il, le secteur pharmaceutique est une chose à part, «on doit d'abord transférer l'argent pour non seulement vendre nos produits pharmaceutiques, mais surtout pour accéder au marché ciblé, notamment dans le continent africain».
Il affirme qu'on doit dépêcher d'abord des déléguées médicaux et un bureau de liaison dans les pays ciblés. Justement, précise-t-il, pour assurer un travail de proximité et de connaissance du marché et surtout sa nature. En soulignant que «le médicament n'est pas une simple vente par correspondance». D'autant plus, dit-il, qu'«il n'y a pas un seul marché africain, mais des marchés africains où chaque pays a ses spécificités». Il a également préconisé la vente en consignation, notamment en Afrique, compte tenu, dit-il, du pouvoir d'achat de certains pays africains. L'idée est de créer des maisons d'achat pour rapprocher les stocks et capter les réseaux d'achat.
Il a même plaidé pour une plateforme d'exportation de sous-douane qui devrait être installée à In Guezam, au lieu d'aller vers des zones franches de libre-échange.
Le président d'Anexal a tenu à souligner qu'en matière de fiscalité «nous faisons mieux que nos voisins marocains et tunisiens, notamment pour l'exonération en matière d'IBS, la suppression du régime suspensif de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à l'exportation, ainsi que des facilités dans le régime douanier». Et de préciser «qu'on a beaucoup évolué en matière de réglementation de transfert de changes»
M.Ali Naceri a affirmé que l'Algérie a déjà signé des accords pour effectuer des opérations d'exportation avec le Sénégal. En précisant qu'on doit favoriser l'export vers les pays comme la Libye et l'Afrique francophone, et notamment avec ceux ayant un pouvoir d'achat acceptable.
De son côté, le directeur général du groupe Kendy, M.Achi, a expliqué que son laboratoire considère l'exportation comme une phase prioritaire. Et d'affirmer que son groupe a 240 produits enregistrés et produits localement et 150 produits qui sont en cours d'enregistrement. Il ajoute que les deux sites de production du groupe sont déjà approuvés par certains pays africains. Car, dit-il, pour pouvoir exporter on doit être audité et l'usine doit être approuvée.
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